Kaolack — Le déplacement des services de la Perception municipale de Kaolack continue de susciter des interrogations chez les contribuables, les travailleurs et plusieurs acteurs du transport urbain. Installée depuis plusieurs années à proximité de la nouvelle gouvernance, vers la cité Kébé, la structure se trouve désormais éloignée du centre-ville, où elle était autrefois située, en face du marché central.
Cette délocalisation impose aux contribuables de parcourir de longues distances pour s’acquitter de leurs obligations fiscales. Pour de nombreux usagers, cette situation représente une contrainte supplémentaire, notamment en raison des frais de transport et du temps consacré aux déplacements.
Des agents confrontés à des dépenses quotidiennes importantes
Les travailleurs de la Perception municipale figurent parmi les principales victimes de cet éloignement. Certains agents résident dans des quartiers relativement éloignés, notamment Thioffack, Ngane, Ndargoundaw, Médina Baye, Sam et d’autres zones de Kaolack.
Chaque matin, ces employés doivent effectuer de longs trajets pour rejoindre leur lieu de travail. Le soir, le retour à domicile constitue une nouvelle épreuve. Les dépenses liées aux déplacements s’accumulent jour après jour, réduisant ainsi une part importante de leurs revenus.
Pour certains agents, les frais de transport quotidiens représentent une charge considérable sur le budget familial. Entre les dépenses du matin et celles du soir, les aller-retour finissent par peser lourdement sur leur pouvoir d’achat.
À cette contrainte financière s’ajoutent la fatigue, les embouteillages et le temps perdu dans les transports. Des heures qui pourraient être consacrées au repos, à la famille ou à d’autres activités sont ainsi absorbées par les déplacements professionnels.
Un éloignement qui pénalise également l’activité économique
La distance qui sépare la Perception municipale du centre-ville ne concerne pas uniquement les agents et les contribuables. Elle touche également les conducteurs de vélotaxis, les acteurs du transport urbain et certains petits commerçants qui bénéficiaient auparavant de la fréquentation régulière des usagers de la structure.
La concentration des services administratifs au cœur de la ville facilitait autrefois l’accès des populations et favorisait les déplacements de proximité. Aujourd’hui, certains citoyens estiment que l’éloignement des services entraîne des dépenses supplémentaires et contribue à réduire l’activité économique dans l’ancien secteur d’implantation.
Le chantier de l’ancien bâtiment au cœur des préoccupations
L’ancien siège de la Perception municipale, situé en face du marché central, fait actuellement l’objet de travaux. Cette situation alimente les attentes des contribuables et des citoyens qui souhaitent voir les services revenir dans cette partie stratégique de Kaolack.
Des populations, parmi lesquelles des conducteurs de vélotaxis, des acteurs du transport urbain et des contribuables, invitent les autorités compétentes à accélérer l’achèvement du chantier.
Pour ces usagers, le retour de la Perception municipale au centre-ville permettrait de réduire les distances, de limiter les frais de transport et de faciliter l’accès aux services fiscaux.
À quand le retour au centre-ville ?
La question reste posée : quand les agents de la Perception municipale de Kaolack pourront-ils retrouver leurs anciens locaux, une fois les travaux achevés ?
Au-delà de la question administrative, le dossier soulève des préoccupations liées au coût des déplacements, aux conditions de travail des agents et à l’accessibilité des services publics.
Les contribuables et les travailleurs attendent désormais des éclaircissements sur l’état d’avancement du chantier et sur les éventuelles perspectives de réinstallation de la Perception municipale au cœur du centre-ville.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication
Kaolack
