À Kaolack, le phénomène des chiens errants prend de l’ampleur dans plusieurs quartiers. À la tombée de la nuit, des meutes investissent les rues, les garages de mécaniciens, les espaces abandonnés et les endroits peu éclairés, suscitant l’inquiétude des populations.
Chaque année, à la même période, le même phénomène refait surface. Des meutes de chiens, à la recherche de nourriture, quitteraient fréquemment les villages environnants pour gagner les différents quartiers de la commune de Kaolack. Attirés notamment par les déchets alimentaires, les dibiteries, les gares routières et certains points de restauration, ces animaux se regroupent et circulent en nombre à travers la ville.
Dans plusieurs secteurs, les habitants témoignent de nuits particulièrement perturbées par les aboiements et les hurlements incessants des chiens. Ces nuisances sonores rendent parfois le sommeil difficile, notamment pour les riverains vivant à proximité des lieux fréquentés par les meutes.
Le phénomène constitue également une source de préoccupation pour les noctambules, les conducteurs de motos, les piétons et les travailleurs qui se déplacent tard dans la nuit. Les chiens sont régulièrement aperçus sous des véhicules en panne, dans les garages de mécaniciens, aux abords des dibiteries, près des gares routières, des dépôts d’ordures ou encore dans des endroits sombres et peu fréquentés.
La présence de ces meutes peut entraîner plusieurs conséquences : risques de morsures et de blessures, accidents de circulation liés à des traversées brusques, nuisances sonores, insalubrité et dégradation du cadre de vie. Elle peut également renforcer le sentiment d’insécurité chez les personnes qui circulent seules pendant la nuit.
Face à la récurrence du phénomène, les habitants interpellent les autorités compétentes afin que des mesures soient prises. Ils souhaitent notamment une identification des zones les plus touchées, une prise en charge des chiens errants ainsi qu’une réflexion sur les causes de leur déplacement vers les zones urbaines.
Au-delà des interventions ponctuelles, les populations appellent à une solution durable et coordonnée, associant les services municipaux, les services compétents et les acteurs concernés, afin de réduire la présence des meutes dans les quartiers et de préserver la tranquillité et la sécurité des habitants.
À Kaolack, le retour de ce phénomène à la même période de l’année relance ainsi la question de la gestion des chiens errants et de la nécessité d’une réponse adaptée, avant que la situation ne prenne davantage d’ampleur.
Mamadou Camara – Journaliste / Camou Communication / Kaolack
