La situation électrique du village de Ndiobène Bangadji, communément appelé Keur Adama, dans la commune de Porokhane, suscite une vive inquiétude. Ibrahima Dièye, adjoint au maire de la commune de Porokhane et natif du village, interpelle les autorités compétentes sur la lenteur constatée dans la mise en service effective de l’électricité et demande une intervention urgente de l’État.
Selon lui, les travaux d’électrification avaient démarré depuis plusieurs mois, notamment avec les études du milieu, le creusement des trous destinés aux poteaux, la pose des installations et le raccordement des fils. L’objectif annoncé était de permettre au village de bénéficier de l’électricité dans les meilleurs délais.
Mais, déplore l’élu local, la mise en service reste marquée par de nombreux dysfonctionnements. À peine 24 heures après la mise sous tension, le transformateur aurait explosé, plongeant à nouveau le village dans l’obscurité. Depuis, les lampes restent éteintes et les populations attendent toujours une solution durable.
Pour Ibrahima Dièye, cette situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs villages environnants disposent désormais de l’électricité. Il cite notamment le cas de Touba Porokhane, situé au sud de Keur Adama, où les travaux d’électrification sont également évoqués comme étant inachevés.
Une urgence qui dépasse la simple question de l’éclairage
Au-delà du confort des populations, l’absence d’électricité constitue, selon l’adjoint au maire, un véritable problème de développement local.
Le manque d’éclairage accentue notamment les préoccupations liées à l’insécurité des personnes et des biens, particulièrement durant la nuit. Les activités économiques sont également pénalisées : commerces, petits métiers, conservation des produits et autres initiatives génératrices de revenus restent confrontés aux limites imposées par l’absence d’un approvisionnement électrique fiable.
L’éducation est elle aussi affectée. Dans un contexte où les élèves doivent pouvoir étudier dans de bonnes conditions, notamment pendant les périodes de préparation des examens, l’absence d’électricité constitue un handicap supplémentaire et peut contribuer, selon les acteurs locaux, aux difficultés scolaires et aux contre-performances aux examens.
« Nous ne parlons même pas de délestage »
Ibrahima Dièye lance ainsi un message direct aux autorités : « Si certains Sénégalais dénoncent les délestages, nous, nous ne pouvons même pas en parler, parce que nous sommes plongés dans l’obscurité. »
L’élu demande à l’État de diligenter un contrôle technique des travaux réalisés, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de veiller à la qualité des prestations fournies par les opérateurs chargés de l’électrification.
Il estime également nécessaire de renforcer le suivi des entreprises privées intervenant dans les programmes publics, notamment sur le respect des délais d’exécution et sur la qualité des ouvrages livrés aux populations.
Un appel à l’égalité dans l’accès aux services essentiels
Pour le natif de Keur Adama, l’accès à l’électricité ne devrait pas être considéré comme un privilège, mais comme un service essentiel auquel les populations doivent pouvoir prétendre dans des conditions équitables.
Il appelle donc les autorités à accélérer l’extension du réseau électrique rural, à achever les travaux engagés et à garantir un service fiable et durable aux villages concernés.
Ibrahima Dièye prévient enfin que, faute de réaction concrète des autorités, les populations pourraient envisager des actions publiques pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une situation d’inégalité dans l’accès aux services de base.
L’objectif, insiste-t-il, n’est pas seulement d’obtenir des poteaux et des fils électriques, mais une électrification réellement fonctionnelle, capable d’améliorer la sécurité, l’éducation, les activités économiques et les conditions de vie des habitants de Keur Adama et des villages environnants.
Ibrahima Dieye, adjoint au maire de Porokhane

Alassane Mbaye
Monsieur l’adjoint au Maire de Porokhane. Tu as parfaitement raison. Il faut l’état prenne ses responsabilités pour terminer les travaux de Ndiobène Bangadji et Keur Nalla. Bon courage
Ibrahima dieye
Merci beaucoup honorable maire vous avez raison Keur nalla en fait parti les poteaux et les fils sont sur place mais reste la mise en service effective de l’électrification