Le lutteur Omar Kane, alias Reug-Reug, ainsi que deux autres personnes, doivent être déférés ce lundi 28 septembre 2026 au tribunal de grande instance de Dakar dans le cadre d’une enquête portant sur une affaire présumée de « billets noirs ».
L’enquête menée par la brigade de recherches de Faidherbe connaît une nouvelle étape. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le champion de MMA et de lutte Reug-Reug figure parmi les personnes interpellées dans ce dossier, aux côtés de deux autres suspects.
D’après le quotidien, les gendarmes auraient mis en place un dispositif aux Maristes en se faisant passer pour des spécialistes capables de traiter des coupures présentées comme des « billets noirs ». C’est dans le cadre de cette opération que les suspects auraient été amenés à se présenter sur les lieux avec un carton contenant les coupures.
Reug-Reug évoque un simple transport
Au cours de son audition, Omar Kane aurait reconnu avoir transporté le carton jusqu’à la villa utilisée pour l’opération. Le lutteur aurait toutefois expliqué qu’il ignorait initialement la nature de son contenu et qu’il aurait simplement rendu service à son oncle, Amadou B. Ndiaye, dit « Usine bou Ndangalma ».
Une version que les enquêteurs auraient confrontée à différents éléments recueillis au cours de leurs investigations, notamment des observations et des échanges portant sur le traitement des billets ainsi que sur un éventuel partage des bénéfices.
Son oncle revendique la propriété des billets
Toujours selon L’Observateur, Amadou B. Ndiaye aurait revendiqué la propriété de l’ensemble des billets saisis, dont la valeur évoquée dans le dossier serait proche d’un milliard de francs CFA.
L’oncle du lutteur aurait également soutenu que Reug-Reug n’était pas informé de l’opération et qu’il s’était limité à assurer le transport du carton.
De son côté, un autre suspect, Diégane Faye, alias « Saltigué », aurait livré aux enquêteurs une version différente. Selon le journal, ses déclarations feraient notamment état de l’intervention présumée d’un promoteur connu du milieu de la lutte et de liens qui devraient encore être vérifiés par les enquêteurs.
Les responsabilités restent à déterminer
Les confrontations entre les différentes déclarations et les éléments matériels recueillis devraient permettre aux enquêteurs et, par la suite, à la justice, de déterminer le rôle exact de chacune des personnes citées dans cette affaire.
Parmi les qualifications évoquées figurent notamment l’association de malfaiteurs, la détention de matières destinées à la contrefaçon de billets de banque ayant cours légal ainsi que la tentative de corruption. La décision sur les suites judiciaires appartient désormais au parquet.
Parallèlement, les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels autres protagonistes. L’Observateur indique notamment que les gendarmes auraient recherché un quatrième suspect, dont la piste les aurait conduits jusque dans la région de Thiès avant d’être perdue.
À ce stade, les différentes responsabilités restent donc à établir dans le cadre de la procédure judiciaire.
Mamadou Camara-Journaliste
Camou Communication
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Sources : L’Observateur, Dakaractu.
