Kaolack : Effondrement d’ une partie d’ un étage R+1 vetuste abritant des élèves coraniques Jusqu'à 2 heures du matin , le maitre coranique reste introuvable, les sapeurs pompiers fouillent dans les décombres et cinq personnes sont sauvées et acheminées à l' hôpital

Un bâtiment R+1, dans un état de dégradation très avancé et accueillant des élèves coraniques, s’est partiellement effondré dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre 2026, aux environs de minuit, à Kaolack.

L’incident s’est produit à proximité de la Grande Mosquée, à cheval entre le Centre culturel et le secteur du lycée technique, non loin d’une mosquée et d’une habitation appartenant à un dirigeant du football kaolackois.

C’est la partie supérieure du bâtiment qui a cédé. Au niveau de la terrasse, une construction en ciment avait été réalisée en hauteur, alors qu’une couverture légère aurait normalement dû être utilisée. C’est cette partie ajoutée au-dessus du bâtiment R+1 qui s’est effondrée.

Au moment des faits, plusieurs personnes se trouvaient au premier étage. Un homme âgé, une mère de famille, deux jeunes filles et une fillette ont été sauvés par les sapeurs-pompiers. L’escalier permettant normalement d’accéder à l’étage ayant été endommagé par l’effondrement, les secours ont dû utiliser une échelle pour faire descendre les occupants en toute sécurité.

Selon les informations recueillies sur place, les personnes évacuées communiquaient avec les voisins et ne présentaient pas de blessures apparentes. Après leur évacuation, elles ont été prises en charge par les sapeurs-pompiers puis acheminées à l’hôpital afin de s’enquérir de leur état de santé.

Mais jusque tard dans la nuit, vers 2 heures du matin, les sapeurs-pompiers poursuivaient les fouilles dans les décombres. Le maître coranique restait introuvable, poussant les secours à poursuivre les recherches afin de déterminer s’il se trouve ou non sous les décombres. Les opérations se poursuivaient toujours sur place.

Cet effondrement remet une nouvelle fois au centre des préoccupations la problématique des bâtiments vétustes et des constructions en état de dégradation très avancée. Dans certaines situations, des maîtres coraniques privilégient des bâtiments inachevés ou en cours de construction pour y habiter avec leurs disciples, une situation qui peut exposer les occupants à des risques importants lorsque les structures présentent déjà des signes de fragilité.

Face à cette situation, la DESCOS, en collaboration avec les autorités administratives et locales, devrait davantage s’intéresser aux bâtiments en état de délabrement avancé qui accueillent des familles, des maîtres coraniques ou des élèves coraniques. Un contrôle et une évaluation de ces édifices pourraient permettre d’identifier les constructions présentant des risques et de prévenir d’éventuels drames.

Un incendie signalé le même jour à Kasnack

Quelques heures avant l’effondrement, un autre incident avait également mobilisé les secours à Kaolack. Un incendie s’est déclaré dans un étage au quartier Kasnack, à proximité de la route nationale N1 et du lycée Moustapha Ndiaye.

Le feu aurait été rapidement circonscrit et l’incident n’aurait pas fait de victime, selon les informations recueillies. Par la suite, des techniciens ont été dépêchés sur place afin de rétablir l’électricité dans le bâtiment et permettre aux occupants de reprendre progressivement leur vie normale.

Ces deux incidents survenus le même jour relancent le débat sur la sécurité des bâtiments vétustes et la nécessité d’une vigilance accrue face aux constructions fragilisées ou présentant des risques pour leurs occupants.

Mamadou Camara-Journaliste

Camou Communication

Kaolack

A suivre

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