Dakar, 25 octobre 2026 – Le gouvernement sénégalais dément toute décision d’abandon du projet de Grand Transfert d’Eau, destiné notamment à renforcer l’approvisionnement en eau des zones bénéficiaires, dont Touba. Toutefois, les arbitrages budgétaires opérés dans le cadre de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 repoussent à 2027 le financement des premières indemnisations des personnes affectées.
Dans une mise au point rapportée par le média Xalima, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan précise que les 20 milliards de FCFA initialement prévus en 2026 pour les indemnisations ont été retirés du budget de l’exercice en cours.
En contrepartie, une enveloppe de 13,8 milliards de FCFA a été reprogrammée dans le projet de budget 2027, avec la possibilité d’une réévaluation selon l’évolution des opérations.
Des indemnisations conditionnées aux opérations préparatoires
Le ministère justifie ce réaménagement par le retard pris dans le recensement des personnes affectées et l’évaluation des indemnisations. Ces étapes préalables, qui n’auraient pas encore démarré selon les informations rapportées, constituent un préalable à la poursuite des procédures.
Si les autorités assurent que le Grand Transfert d’Eau reste d’actualité, le décalage budgétaire soulève des interrogations sur le calendrier effectif de mise en œuvre du projet.
Touba au cœur des enjeux d’approvisionnement en eau
Pour Touba, dont les besoins en eau constituent un enjeu majeur, la réalisation des infrastructures de transfert représente une perspective importante pour améliorer durablement l’accès à cette ressource. Le respect des différentes étapes du projet sera déterminant pour mesurer ses retombées sur les populations concernées.
Le retrait des crédits de 2026 ne signifie donc pas, à lui seul, l’abandon du projet. Il traduit néanmoins un réajustement du calendrier financier, dont les conséquences sur les études, les procédures foncières et le démarrage des travaux restent à préciser.
Dans ce contexte, la publication d’un calendrier détaillé et actualisé apparaît essentielle pour éclairer l’opinion publique sur les prochaines étapes, les engagements financiers de l’État et les délais de réalisation.
Au-delà du débat budgétaire, l’enjeu demeure celui de la concrétisation des investissements annoncés et de l’amélioration durable de l’approvisionnement en eau des populations.
Source : Xalima, article publié le 25 octobre 2026, intitulé « Grand Transfert d’Eau : le gouvernement dément l’abandon du projet, mais reporte les indemnisations à 2027 ».
Mamadou Camara – Journaliste
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