Kaolack : Les meutes de chiens errants
sèment la peur dans la ville
Un phénomène récurrent qui s’étend à Kaffrine, Nioro et Guinguinéo
Chaque année, à la même période, la ville de Kaolack est confrontée à une situation devenue presque habituelle : la prolifération de chiens errants. Ces meutes, souvent affamées, envahissent les rues, les garages et les espaces publics, suscitant inquiétude et désarroi parmi la population.
De Kasnack à Kasaville, en passant par le centre-ville, les gares routières et les garages automobiles, ces animaux rôdent à la recherche de nourriture. Ils se réfugient parfois sous les véhicules, dans les ateliers de mécaniciens ou dans des coins sans lumière.
Certains proviennent même des villages environnants, attirés par les restes de repas laissés près des restaurants, des dibiteries ou dans les rues.
En cette période où la nourriture se fait rare pour ces animaux, leur présence massive augmente le risque d’agressions, de morsures et de propagation de maladies telles que la rage. Plusieurs habitants redoutent désormais de circuler la nuit dans certains quartiers.
Ce phénomène ne touche pas uniquement Kaolack. Des cas similaires sont signalés dans les communes voisines de Kaffrine, Nioro du Rip et Guinguinéo, où les populations lancent également des cris d’alarme.
Les citoyens interpellent le Ministère de l’Élevage et des Protections animales, ainsi que les autorités étatiques et locales, les services de l’élevage et les services d’hygiène, pour la mise en place de mesures préventives urgentes.
Ils réclament des campagnes de capture, de vaccination et de sensibilisation pour endiguer ce fléau récurrent et protéger la santé publique.
Face à cette situation, les populations appellent à une action concertée avant que ces meutes de chiens errants ne deviennent un danger permanent pour les habitants.
Par Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
