Education : Expulsion des étudiants ressortissants de kaolack de leur logement pour retard de paiement * 675 000 francs à payer au bailleur .

Ziguinchor : Les étudiants de Kaolack expulsés de leur logement lancent un cri de détresse

 

Six mois d’impayés, 675 000 francs de dettes et une urgence humanitaire qui interpelle les autorités

 

À Ziguinchor, les étudiants ressortissants de Kaolack vivent une situation alarmante. Réunis en conférence de presse, les membres de leur amicale ont dénoncé le silence des autorités face à la précarité dans laquelle ils se trouvent, après avoir été expulsés de leur logement pour loyers impayés.

 

Selon leurs représentants, six mois d’arriérés, incluant les factures d’eau et d’électricité, se sont accumulés. Le montant total de la dette s’élève à 675 000 francs CFA, une somme impossible à régler pour ces jeunes venus étudier loin de leurs familles.

« Nous sommes ici pour faire entendre notre voix. Nos conditions de vie sont devenues insupportables », a déclaré un représentant de l’amicale, visiblement ému.

 

Les étudiants appellent à une intervention urgente des autorités administratives et locales de Kaolack. Ils sollicitent un appui financier immédiat pour régulariser leur situation et éviter que leurs études ne soient compromises.

 

Mais au-delà de cette urgence, l’amicale alerte sur un autre défi : l’hébergement des nouveaux bacheliers. Plus de 75 nouveaux étudiants sont attendus à l’Institut de Formation et de Recherche (IFR), dont les cours reprennent dès le 4 du mois prochain.

« Nous comptons sur nos autorités et nos aînés pour nous venir en aide. Il en va de notre avenir académique et de notre bien-être », ont-ils lancé dans un appel à la solidarité des fils et filles de Kaolack.

 

Cette situation met une nouvelle fois en lumière les difficultés quotidiennes des étudiants sénégalais loin de leurs foyers. À travers leur cri du cœur, les ressortissants de Kaolack à Ziguinchor rappellent que la réussite académique ne peut se construire sans un minimum de conditions décentes de vie.

 

Par Mamadou Camara, Journaliste

Camou Communication

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