*Sénégal : Les volontaires de la Consommation introuvables sur le terrain pour faire face aux commerçants véreux * Cri de coeur du citoyen qui réclame leur descente sur le terrain

Volontaires de la Consommation : Où sont passés les 1000 recrues censées défendre le pouvoir d’achat des Sénégalais ?

 

Par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication

 

J’écris ici non seulement en journaliste, mais aussi en lanceur d’alerte.

J’écris pour que les décideurs entendent, comprennent et agissent dans le bon sens.

Car la situation actuelle autour du programme des 1000 volontaires de la consommation interpelle et suscite de nombreuses interrogations.

 

Présenté comme une initiative phare pour réguler les prix des denrées de base et protéger les consommateurs, ce programme devait être un bouclier social contre la vie chère.

Ces jeunes Sénégalais ont signé leurs contrats depuis juillet 2025.

Ils ont suivi une formation d’une semaine à Thiès, avant d’être déployés sur le terrain pour veiller au respect des prix homologués et assister les populations dans leurs achats.

 

Mais aujourd’hui, l’enthousiasme des débuts a laissé place à la désillusion.

Depuis leur formation, les volontaires n’auraient reçu qu’un seul mois de salaire — 100 000 francs CFA versés en juillet 2025.

Les mois d’août, septembre et octobre sont restés sans paiement, et le mois de novembre s’annonce dans le même flou total.

 

Résultat : des centaines de jeunes, livrés à eux-mêmes, sans mission, sans directive, sans perspective, errent entre frustration et désespoir.

Certains, découragés, restent chez eux à attendre, d’autres passent leurs journées sous l’arbre à palabres, à se demander si tout cela n’était qu’une illusion.

 

> “Nous sommes dans le dilemme. Nous ne savons plus si nous devons encore espérer ou simplement abandonner”, confie un volontaire, amer et fatigué.

Sur le terrain, les consommateurs sont livrés à eux-mêmes

 

Pendant ce temps, les populations continuent de subir la loi des boutiquiers véreux, qui fixent leurs prix sans aucun contrôle.

À Kaolack, les volontaires sont invisibles, alors qu’ils devaient justement aider à réguler les marchés.

Sur les 1000 volontaires recrutés, une cinquantaine se trouvent à Kaolack, dont plusieurs jeunes filles, toutes dans la même attente angoissante.

 

Des questions qui dérangent

 

Face à cette situation, plusieurs questions légitimes s’imposent :

 

Que fait le ministre du Commerce ?

 

Pourquoi aucune communication officielle depuis des mois ?

 

Qu’est devenue l’« armée citoyenne » formée aux frais du contribuable ?

 

Le Président de la République et le Premier ministre doivent être informés de cet échec silencieux.

Il est temps que le ministère du Commerce éclaire les familles de ces jeunes, qui ont cru servir la Nation.

 

Un cri d’alerte citoyen

 

Cette situation est plus qu’un malaise : c’est une injustice sociale.

Ces jeunes méritent respect, considération et reconnaissance.

Ils ont accepté de servir l’État, ils ne demandent aujourd’hui qu’à être traités avec dignité.

 

> Les volontaires de la consommation, censés défendre le pouvoir d’achat des Sénégalais,

sont aujourd’hui eux-mêmes victimes de la cherté de la vie et de l’indifférence institutionnelle.

 

Ce cri d’alerte est lancé.

Aux autorités de réagir — pendant qu’il est encore temps .

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