
Sénégal : Quand l’improvisation et le sabotage médiatique menacent la démocratie
Analyse par Mamadou Camara – Camou Communication
Au Sénégal, certaines pratiques au sein du paysage médiatique soulèvent de vives inquiétudes. L’impolitesse, la désinformation et les sabotages volontaires de la part de certains journalistes et chroniqueurs mettent en péril la qualité de l’information et, par extension, la stabilité nationale.
Ces dérives, si elles persistent, peuvent affaiblir les institutions, polariser l’opinion publique et fragiliser la démocratie. Dans ce contexte, il est urgent que des positions claires et fermes soient adoptées par les différents acteurs concernés :
● Le CNRA (Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel) :
Renforcer le contrôle et la régulation des contenus médiatiques.
Sanctionner les pratiques délibérément tendancieuses ou mensongères.
●Les patrons de presse et rédacteurs en chef :
Promouvoir une culture de responsabilité professionnelle et d’éthique journalistique.
Mettre en place des codes internes de déontologie stricts.
● La société civile :
Jouer le rôle de vigie citoyenne, en dénonçant les abus médiatiques et en éduquant le public à l’esprit critique.
●Les acteurs politiques :
Favoriser un climat où la presse peut informer sans pression ni manipulation, tout en réaffirmant que la désinformation volontaire n’est pas tolérable.
La lutte contre ces dérives nécessite une volonté politique forte, accompagnée de sanctions sévères et dissuasives. Un toilettage profond de la corporation est indispensable pour assurer une presse professionnelle, objective et responsable.
Sans cela, la démocratie sénégalaise risque de rester enlisée dans un gouffre, malgré les progrès institutionnels et législatifs réalisés.
Par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication
