*Kaolack- Piteux état du Collège d’ Enseignement Moyen Moustapha Ndiaye : Moussa Senghor , ancien professeur de Mathématiques-SVT, lance un appel aux autorités * Une école historique qui a besoin de soutien

Kaolack – Le Collège d’Enseignement Moyen Moustapha Ndiaye dans un piteux état

 

Entretien exclusif avec Moussa Senghor : un professeur à la retraite lance un appel aux autorités

 

Par Mamadou Camara, journaliste

Camou Communication

 

Le Collège d’Enseignement Moyen (CEM) Moustapha Ndiaye de Kaolack se trouve dans un état de délabrement avancé.

Selon Moussa Senghor, professeur de mathématiques et de sciences de la vie et de la terre (SVT) à la retraite, la situation devient de plus en plus préoccupante.

 

> « Chaque année, après l’hivernage, les enseignements sont perturbés par les eaux stagnantes et les herbes sauvages. On ne peut pas enseigner dans de bonnes conditions », déplore-t-il.

 

L’enseignant évoque aussi la vétusté des bâtiments, l’accès difficile, l’humidité des salles et, plus largement, un environnement inadapté à un enseignement de qualité.

 

Pourtant, le CEM Moustapha Ndiaye est une école historique qui a formé de nombreux cadres éminents du pays, parmi lesquels feu Iba Der Thiam, Aliou Sow, ancien ministre de la Culture sous le régime du Président Macky Sall, ou encore Pape Mademba Bitèye, ancien Directeur général de la Senelec entre autres.

 

Moussa Senghor rend hommage aux anciens principaux Malick Tall, feu Mamadou Diouf, Baye Ndongo et Sara Mankale, ainsi qu’au corps professoral et aux élèves, qui se sont longtemps investis pour entretenir l’établissement.

 

> « Nous avons souvent désherbé et nettoyé les locaux avec de maigres moyens pour permettre la reprise des cours. Mais aujourd’hui, il faut aller plus loin. Les autorités doivent raser complètement les bâtiments et construire un établissement neuf, digne de son histoire et de son rôle dans l’éducation nationale », plaide-t-il.

 

Certaines bonnes volontés et partenaires ont déjà tenté d’améliorer les conditions d’étude, mais ces efforts restent insuffisants.

 

> « La seule solution durable, c’est de reconstruire totalement l’établissement », souligne l’ancien enseignant.

 

Chaque année, des agents de la Direction des Constructions Scolaires viennent évaluer la situation, mais aucune mesure concrète n’a encore été prise.

 

Aujourd’hui, le principal, Mody Bâ, ainsi que le personnel administratif, le gardien et l’Association des parents d’élèves, conjuguent leurs efforts pour offrir un cadre d’étude plus décent. Malgré le manque de moyens, Mody Bâ multiplie les initiatives pour améliorer les conditions d’enseignement.

 

> « Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités pour soulager les élèves, le personnel et toute la communauté éducative », insiste Moussa Senghor.

 

Enfin, l’implication du Conseil départemental, de la Direction des Constructions des Bâtiments Scolaires, des autorités académiques, locales et administratives, ainsi que de la tutelle, est jugée essentielle pour sauver cet établissement emblématique et redonner espoir à toute une génération d’apprenants.

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comment 2 commentaires
  • Yaye Fatou Sene

    Une école qui a formé tant de cadres mais qui est laissée à elle même. Une reconstruction totale est la meilleure solution.

  • Diarra LAYE

    Le CEM E Moustapha Ndiaye mérite d’être remise sur, vie sa représentation historique dans l’Education Nationale. des actions ont été encore entreprises par les générations 1975, 1988 entre autres … avec le Principal mais réellement il faut reconstruire l’école une bonne fois pour toute.

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