*Sénégal-Médias . La presse sénégalaise : entre passion , dérivés et responsabilités * Mention spéciale à la grande école du Groupe Sud Communication

Presse sénégalaise : entre passion, dérives et responsabilités

 

Par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication

 

Ces journalistes qui crient aujourd’hui… pourquoi, lorsqu’ils bénéficiaient de privilèges, subventions ou contrats, n’ont-ils jamais pensé à soutenir leurs confrères et consœurs ?

 

À l’inverse, il est juste de rendre un vibrant hommage au Groupe Sud Communication, à Sénégal Radio et à Sud Quotidien. Ce sont de véritables professionnels qui font correctement leur travail et que l’on n’entend jamais dans des futilités. Depuis des années, ils font preuve d’excellence. Certains qui crient aujourd’hui ne sont pas plus méritants que les brillants journalistes de Sud FM.

 

Malheureusement, d’autres n’ont qu’une seule émission politique et croient pouvoir tenir en haleine toute la corporation. Ils ne se déplacent jamais dans les régions pour faire des reportages sur les priorités et préoccupations des populations. Jour après jour, ils dévoilent leur médiocrité intellectuelle, et les auditeurs, téléspectateurs et lecteurs commencent à les rejeter.

 

Quand il s’agit de rencontrer les hautes autorités, ils sont les premiers à faire du lobbying pour être invités. Chantage, pression… avec tous les régimes précédents, ces pratiques étaient monnaie courante. Mais cette fois, les robinets sont fermés. Continuer sur cette voie ne fera que les discréditer davantage.

 

La nouvelle génération et les jeunes reporters devraient apprendre de ces professionnels exemplaires, mais c’est regrettable que certains ne montrent que l’exemple inverse. La presse n’est pas un patrimoine privé. Il est grand temps de mettre fin à ces pratiques malsaines.

 

Bizarrement, ceux qui devraient dénoncer ces dérives restent silencieux. Ils doivent comprendre qu’ils ne sont pas les meilleurs. Dans les régions et ailleurs, il existe des journalistes plus courageux et plus intègres qu’eux. Il est trop facile de rester à Dakar, de nouer des relations avec des personnalités et d’utiliser le chantage pour se tirer d’affaires. Ce sont les mêmes qui utilisaient les mêmes pratiques et stratégies avec les précédents regimes . »Crier fort , intimider , mettre la pression sur les garants des institutions  » …

 

Le journalisme doit rester une passion, un engagement pour préserver et consolider les acquis démocratiques, et non un moyen d’enrichissement personnel. Aujourd’hui, des confrères qui tentent de transformer le mensonge en vérité se retrouvent dans un gouffre… et j’assume de le dire.

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