*Sénégal : Agonie de la presse vomie *

Crépuscule d’un Quatrième Pouvoir : quand une minorité de la presse trahit sa mission

 

Entre nostalgie des privilèges et refus de l’exigence, un vieux modèle médiatique s’effondre

 

Par Mamadou Camara – Camou Communication

 

Certaines déclarations, au lieu de défendre la presse, exposent crûment ses faiblesses.

Depuis quelque temps, une frange du milieu médiatique s’illustre non pas par la qualité de son travail, mais par des plaintes récurrentes et des discours de victimisation.

Ce petit cercle, convaincu d’avoir un droit acquis sur l’opinion, peine à accepter la fin d’un système fondé sur les subventions, les faveurs et la complaisance.

 

Soyons clairs : la crise actuelle ne touche pas l’ensemble de la presse, mais une minorité de professionnels qui refusent de s’adapter à une époque nouvelle.

Pendant que la majorité des journalistes travaillent dans des conditions difficiles, avec courage et dignité, d’autres s’accrochent à la nostalgie d’un passé confortable où la proximité avec le pouvoir valait plus qu’un bon reportage.

 

Aujourd’hui, le public n’est plus docile.

Les citoyens filment, commentent, dénoncent, vérifient.

L’information circule librement, sans autorisation ni filtre.

Le quatrième pouvoir ne se limite plus aux rédactions : il vit désormais dans les téléphones, sur les plateformes et dans la conscience collective.

 

Le temps des privilèges est révolu.

Le métier exige désormais rigueur, transparence et compétence.

On ne peut pas réclamer la confiance du peuple tout en refusant d’appliquer les lois que tout citoyen doit respecter.

 

L’État, de son côté, ne demande rien d’extraordinaire :

payer ses impôts, respecter ses employés, produire une information crédible et conforme aux règles.

Ce n’est pas une sanction, c’est une responsabilité partagée.

 

La presse reste un pilier essentiel de la démocratie.

Mais cette noblesse n’appartient qu’à ceux qui l’exercent avec intégrité, sans calcul ni connivence.

Les journalistes sérieux, passionnés et indépendants continueront de grandir.

Les autres, englués dans le déni et les vieilles habitudes, s’effaceront d’eux-mêmes.

 

Le Sénégal avance.

Le journalisme doit suivre — non en se lamentant sur la fin d’un âge d’or illusoire, mais en bâtissant un nouvel avenir fondé sur la vérité, la responsabilité et le mérite.

chevron_left
chevron_right

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire
Nom
E-mail
Site