Birkilane, région de Kaffrine – La brigade de gendarmerie de Birkilane a été la cible d’une violente attaque qui a failli coûter la vie à son chef.
Selon les premières informations, l’assaut aurait été mené par un groupe de bergers armés de machettes, venus tenter de libérer l’un de leurs compagnons arrêté pour le meurtre d’un cultivateur dans le village de Fass Sy.
Départ des faits : un meurtre qui tourne au drame collectif
Tout est parti d’un différend entre un berger et un cultivateur, sur fond de conflit d’exploitation agricole.
Le troupeau du berger, identifié sous le nom de A. Bâ, aurait envahi le champ du cultivateur, provoquant une violente altercation.
Ce dernier a été mortellement égorgé sur place. Alertée, la population a maîtrisé le présumé meurtrier avant de prévenir la brigade de gendarmerie de Birkilane.
Le chef de brigade s’est immédiatement rendu sur les lieux pour procéder à l’arrestation du suspect. Mais lors du transfert vers la brigade, le convoi a été pris pour cible par un groupe d’assaillants embusqués.
Une attaque d’une rare violence
Les assaillants, identifiés comme des bergers proches du meurtrier présumé, ont violemment attaqué les gendarmes à coups de machettes.
Le chef de brigade a été grièvement blessé à la mâchoire et au bras avant d’être secouru par ses hommes.
Malgré la surprise, les gendarmes ont fait preuve d’un sang-froid remarquable et ont réussi à repousser l’assaut.
Neuf interpellations, les recherches se poursuivent
Neuf individus sont provisoirement arrêtés, dont plusieurs ayant directement participé à l’attaque contre les hommes en bleu.
D’autres suspects, dont le principal auteur du meurtre du cultivateur, sont activement recherchés par les forces de sécurité.
Le chef de brigade a été évacué d’urgence au centre de santé de Birkilane où il a reçu les premiers soins. Son état est désormais jugé stable.
Une alerte sur la sécurité dans les zones rurales
Cet incident tragique met en lumière la vulnérabilité des brigades rurales, souvent confrontées à des groupes armés dans des zones isolées.
Les tensions entre bergers et agriculteurs, alimentées par des conflits fonciers et la rareté des pâturages, constituent un véritable défi sécuritaire pour les forces de défense et de sécurité.
Le caractère organisé de cette attaque soulève des interrogations sur les moyens de renseignement et de protection des unités de gendarmerie opérant en milieu rural.
Un appel à renforcer les moyens des forces de sécurité
Face à la gravité des faits, plusieurs voix s’élèvent pour demander un renforcement urgent des moyens matériels et humains des brigades rurales.
Véritables remparts de l’État dans les zones éloignées, ces unités se trouvent souvent démunies face à des assaillants violents et bien organisés.
Cette attaque contre la brigade de Birkilane doit servir de signal d’alarme national.
Il devient impératif de mieux équiper les gendarmes, de renforcer le renseignement territorial et d’assurer une présence accrue de l’État dans les zones rurales à risque, afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Selon nos investigations , ce Mardi 4 Novembre 2025 ,les bergers de Birkilane auraient convié la presse locale de Kaffrine pour s’ expliquer sur les faits .
A suivre
Par Mamadou Camara, journaliste – Kaolack
