El Hadji Ngouye Faye : l’Héritage vivant du sport kaolackois
De la piste au terrain de football, El Hadji Ngouye Faye a marqué des générations. Parcours, anecdotes et influences d’un homme devenu une véritable référence à Kaolack.
Ngane, la légende discrète qui a façonné le sport à Kaolack
Par Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication, Kaolack
À Kaolack, son nom suffit à réveiller des souvenirs de stades bondés, de sprints maîtrisés et de matchs engagés. El Hadji Ngouye Faye, affectueusement appelé Ngane, fait partie de ces figures qui ont marqué le sport local par leur talent multiforme et leur humilité légendaire. Ancien athlète complet, puis footballeur respecté, il demeure aujourd’hui une référence pour toute une génération de sportifs.
Son parcours, forgé dans la discipline, a laissé une empreinte durable. Ceux qui l’ont vu courir racontent encore ses échauffements méthodiques, sa constance à l’entraînement et cette détermination silencieuse qui inspirait le respect. Même les jours de pluie, lorsque la piste devenait impraticable, Ngane était là, défiant les éléments pour préparer ses compétitions.
Une anecdote revient souvent : lors d’une finale régionale du 200 mètres, après un départ totalement manqué, il avait réussi une remontée fulgurante. “C’était comme si tout Kaolack le poussait”, se souviennent les témoins. Sur la ligne d’arrivée, sa victoire avait provoqué un tonnerre d’applaudissements encore gravé dans les mémoires.
L’autre histoire qui a façonné son mythe concerne son passage au football. Un jour, alors qu’il était simplement venu assister à un match, une équipe locale se retrouve en sous-effectif. On fait appel à lui au dernier moment. Il accepte, enfile un maillot… et sort une prestation brillante, au point d’être élu homme du match. L’épisode a lancé sa carrière dans le football, confirmant son statut d’athlète polyvalent.
Mais au-delà des performances, c’est l’homme qui a marqué les esprits. L’humilité de Ngane était proverbiale. Ses médailles, il les conservait dans une simple boîte, refusant d’en faire un symbole de gloire personnelle. “Les trophées qui comptent, ce sont ceux que les jeunes décrocheront après nous”, aimait-il dire. Un message devenu mantra dans plusieurs écoles de formation sportive.
Au stade de Kaolack, il avait aussi pour habitude de faire un tour complet avant chaque séance pour encourager les plus jeunes. Beaucoup de talents d’aujourd’hui affirment que c’est ce geste simple, répété année après année, qui leur a donné envie de persévérer dans le sport.
Respecté partout, des quartiers populaires aux coins du marché, Ngane était reconnu pour son hygiène de vie exemplaire. Rares étaient ses blessures, et il attribuait sa longévité sportive à un principe clair : « Dormir tôt, courir léger et respecter son corps. »
Aujourd’hui encore, son nom résonne dans les gradins, dans les discussions de rue et dans la mémoire vivante du sport kaolackois. Il incarne une époque où la passion guidait chaque pas, où l’engagement faisait la différence, et où la simplicité était une valeur autant qu’une force.
Figure de référence, modèle pour les jeunes, Ngane demeure un symbole incontournable du patrimoine sportif de Kaolack.
