Assemblée nationale- 28 Novembre 2025 : Le temps de parole n’est un prétexte pour boycotter une séance aussi importante Un boycott lourd de conséquences

Assemblée nationale – Questions d’actualité : un boycott aux lourdes conséquences

 

Sur 14 questions inscrites, 10 ont été réservées à la majorité et 4 à l’opposition, dont 3 pour les députés opposants et 1 pour les non-alignés.

Un équilibre certes discutable, mais en aucun cas un prétexte valable pour boycotter un rendez-vous aussi important que les Questions d’Actualité au Premier ministre.

 

Lors des élections législatives, les coalitions et partis politiques ont fait campagne dans tout le pays, parcourant villages, villes, routes poussiéreuses et quartiers populaires, pour aller à la conquête des voix du peuple.

Ce même peuple qui a placé des députés à l’Assemblée afin qu’ils le représentent, le défendent, l’interrogent, le protègent.

 

Alors comment justifier qu’aujourd’hui, certains refusent de se présenter à l’hémicycle ?

 

Est-ce de la honte,

une trahison envers les électeurs,

ou la peur d’affronter le débat public face au Premier ministre ?

 

Le boycott n’est pas un acte politique anodin :

c’est un message envoyé à la Nation.

Et ce message ressemble dangereusement à une démission de responsabilité.

 

Les citoyens ne seraient pas contents — et ils ont raison.

Le peuple observe, attentif et de plus en plus exigeant.

Il sait que d’autres échéances électorales arrivent.

Et ces mêmes députés qui esquivent aujourd’hui leurs obligations

reviendront demain demander des votes, des soutiens, des mobilisations.

 

De grâce, n’attendez pas la fin des travaux parlementaires pour envahir les médias, manipuler les perceptions ou construire des analyses destinées à se justifier.

 

Les Sénégalais ne veulent plus de discours après coup.

Ils veulent des actes dans l’hémicycle, là où se joue réellement l’avenir du pays.

 

La démocratie repose sur le débat, la confrontation des idées, la transparence et la présence.

S’y soustraire, c’est affaiblir l’institution parlementaire, mais aussi rompre le contrat moral entre élus et électeurs.

 

Le boycott, surtout un jour aussi crucial, n’est ni une stratégie politique crédible,

ni un geste responsable.

C’est un abandon de poste.

 

Par Mamadou Camara, journaliste

Camou Communication – Kaolack

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