« PAPA, LA LUMIÈRE QUI NE S’ÉTEINT JAMAIS »
Kaolack – Mémoire
2002 – 2025 : 23 ans déjà
Voilà 23 ans que vous nous avez quittés, PAPA…
Et pourtant, il suffit de fermer les yeux pour sentir encore votre présence,
votre voix douce, votre pas rassurant,
votre lumière qui ne s’est jamais éteinte.
Yalna Yalla yessal yërmandeem ci yaw.
Vous restez dans nos cœurs, dans nos prières et dans nos souvenirs les plus précieux.
PAPA, vous nous manquez, aujourd’hui comme hier.
Vous vous appeliez El Hadji Ngagne Demba Thioub.
Vous fûtes un père exemplaire, un homme de paix, un rassembleur naturel.
Dans votre maison, aucune différence, aucune préférence :
fils, filles, neveux, tous recevaient la même affection, la même tendresse, la même dignité.
Vous aviez pour vos neveux un amour sincère, presque paternel :
Pape Thioub, Astou Thioub, Mor, Samba, Coumba Yelly, Adji Rokhaye, Ngoné Diaba,
les jumelles Adama et Awa, Lamine, puis Iba Der,
ainsi que tous les autres membres de la grande famille Thioub.
Votre maison, face à celle de feu Ibrahima Thiam, était plus qu’un foyer :
c’était un symbole d’union.
Deux familles soudées par l’histoire, les valeurs, l’héritage moral de leurs aïeux.
Vous entreteniez aussi une relation empreinte d’estime avec feu le Professeur Iba Der Thiam,
époux de votre sœur maternelle Marie Diack.
L’affection sincère et la considération mutuelle qui vous liaient restent gravées dans les mémoires.
À la mosquée de feu Doudou Ciss,
vous étiez toujours parmi les premiers, bien avant l’heure des prières,
fidèle à cette rigueur religieuse qui vous accompagnait chaque jour.
Les vendredis, vêtu de blanc, vous marchiez avec dignité vers la grande mosquée derrière l’hôpital
ou vers Léona Niassène,
comme un serviteur de Dieu entièrement dévoué.
Votre foi n’était pas un rituel :
c’était une façon d’être, une lumière, un héritage que vous avez transmis intact.
Grâce à vous, vos enfants ont conservé le sens du devoir, le respect du temps de prière,
et les valeurs qui font d’eux aujourd’hui une famille digne et respectée.
Nous, qui avons passé une partie de notre jeunesse dans votre maison —
parce que Mor était pour nous plus qu’un ami —
gardons de vous des souvenirs qui ne vieilliront jamais :
les soirées de thé tardives, les repas partagés, les rires bruyants,
et votre calme admirable devant nos allées et venues incessantes.
Vous étiez la patience, la paix, la bienveillance incarnée.
Votre maison était un refuge.
Votre générosité, une bénédiction.
Votre cœur, un héritage vivant.
Témoignage de Adji Rokhata Thioub, votre fille :
« Mon papa était un modèle.
Il avait de l’amour pour tous ses enfants, ses neveux, ses petits-fils,
ses frères et ses sœurs.
Malgré les longues distances, il se déplaçait souvent pour aller leur rendre visite.
Il ne voulait pas qu’on se fâche.
Il nous a tout donné… absolument tout.
C’était un homme généreux, un père rare, irremplaçable. »
Aujourd’hui encore, votre absence se fait sentir,
mais votre lumière continue d’éclairer les vies que vous avez touchées.
Les prières que l’on fait pour vous montent vers le ciel avec la certitude
que Dieu, dans Sa Miséricorde, a déjà accueilli votre âme avec douceur.
Que Dieu vous accorde Son pardon, Sa bonté infinie,
et les plus hauts degrés du Paradis.
Amin.
Par Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
