Questions d’actualite : Révélations du Premier ministre sur les dossiers brulants , aucune réponse politique des partisans de madame Aminata Touré a Kaolack et de la Coalition qu’ elle supervise Un mutisme politiquement risqué

Affaire Mimi Touré : entre isolement politique et recomposition stratégique

 

La séance de Questions d’actualité à l’Assemblée nationale a été marquée par un geste lourd de symboles : le Premier ministre Ousmane Sonko a brandi un rapport lié au dossier du CESE, plaçant l’ancienne Première ministre Mimi Touré au centre d’une séquence politique inattendue. Un acte qui a immédiatement fait réagir… sauf dans son propre camp.

 

Alors que l’on s’attendait à une riposte de ses partisans, le silence a été total, notamment à Kaolack, un de ses anciens bastions politiques.

 

Un silence politique révélateur

 

À Kaolack, où Mimi Touré avait mis en place une coalition censée porter sa visibilité locale, aucune voix ne s’est élevée pour la défendre après la sortie du Premier ministre.

Seul le responsable politique Khalifa Wade a pris position publiquement, via les médias, pour soutenir l’ancienne cheffe du gouvernement.

 

Ce silence surprenant illustre trois réalités :

 

Un appareil politique local affaibli ou démobilisé ;

 

Un leadership contesté, qui ne parvient plus à créer l’adhésion ;

 

Une perte d’influence progressive, perceptible depuis 2023.

 

Sonko : une opération politique assumée ?

 

Brandir un rapport en pleine séance parlementaire est un acte qui dépasse le simple cadre administratif.

Politiquement, ce geste peut être interprété comme :

 

une rupture nette et assumée avec Mimi Touré,

 

une manière de consolider l’image de rigueur et de transparence du nouveau pouvoir,

 

ou une stratégie visant à fragiliser une actrice politique susceptible de redevenir influente.

 

Sans aller jusqu’à parler d’« élimination politique », la démonstration du Premier ministre laisse peu de doute quant à la prise de distance avec l’ancienne Première ministre.

 

Mimi Touré : un capital politique en érosion

 

Depuis son départ du pouvoir, Mimi Touré est entrée dans une phase de repositionnement complexe :

 

rupture avec Macky Sall,

 

engagement dans l’opposition,

 

affaiblissement de ses relais locaux,

 

coalition vacillante.

 

Le contraste entre son statut national et la fragilité actuelle de son ancrage politique est devenu de plus en plus visible.

 

Elle fait aujourd’hui face à deux obstacles majeurs :

 

L’absence de mobilisation autour de sa personne, même dans ses fiefs traditionnels ;

 

L’image d’une figure isolée, difficile à fédérer.

 

Quel avenir pour Mimi Touré ?

 

Malgré les turbulences, plusieurs scénarios se dessinent.

 

Le retour par le leadership moral

 

Toujours très identifiée aux questions de bonne gouvernance, elle pourrait redevenir une voix forte sur les dossiers institutionnels et éthiques.

 

L’alliance stratégique

 

Un rapprochement avec une personnalité nationale pourrait lui permettre de retrouver un espace politique. Pour l’heure, aucun camp ne semble prêt à l’accueillir.

 

Le déclin progressif

 

Ce scénario devient plausible si ses bases restent muettes et si aucun acteur politique ne s’engage clairement à ses côtés.

 

Le rebond à l’international

 

Forte d’une crédibilité diplomatique reconnue, elle pourrait retrouver une influence à travers des organisations régionales ou internationales.

 

Kaolack : le symptôme d’un leadership affaibli

 

L’immobilisme politique autour de Mimi Touré dans la région de Kaolack confirme une réalité :

elle n’a pas réussi à installer un leadership local durable.

Les militants semblent désengagés, et la coalition qu’elle avait structurée paraît désarticulée.

 

Pour un éventuel retour en scène, elle devra :

 

reconstruire un socle local solide,

 

clarifier son discours politique,

 

rallier ou reconquérir des cadres influents.

 

Conclusion

 

L’épisode du CESE ouvre un nouveau chapitre dans la trajectoire politique de Mimi Touré. Entre isolement croissant, affaiblissement de ses réseaux, et frappe symbolique du Premier ministre, elle se retrouve face à un tournant décisif.

 

Son avenir dépend désormais de trois paramètres essentiels :

 

sa capacité à reconstituer des alliances,

 

. sa réponse officielle et politique au rapport brandi à l’Assemblée,

 

l’attitude de figures comme Khalifa Wade, dont le soutien pourrait relancer ou inspirer d’autres voix.

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