Kaolack : le projet “Saxal Jam” réunit acteurs locaux et forces de sécurité pour renforcer la gouvernance et la paix
Par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication
Kaolack – Les ONG 3D, Gradec et Cosce ont organisé un important atelier dans le cadre du projet « Saxal Jam « , soutenu par l’Union européenne. Une rencontre stratégique destinée à renforcer la gouvernance démocratique, prévenir les conflits, consolider la cohésion sociale et améliorer la collaboration entre forces de défense et de sécurité et populations. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Préfet de Kaolack, Latyr Ndiaye.
Un espace de dialogue pour prévenir les tensions
L’atelier a permis de créer un cadre d’échanges direct entre étudiants, Badiénou Gokh, société civile, populations et forces de défense et de sécurité. Les discussions ont porté sur la prévention des conflits, l’identification des menaces locales et le renforcement de la coopération citoyenne dans un contexte national marqué par divers défis sécuritaires.
Objectifs spécifiques de la rencontre
Mettre en place un cadre de concertation permanent entre acteurs locaux et forces de défense et de sécurité.
Recueillir les expériences et perceptions des différentes parties prenantes.
Instaurer un cadre formel et durable de collaboration pour mieux prévenir les risques d’insécurité.
Thèmes au cœur des échanges
Les participants ont réfléchi autour de plusieurs points structurants :
Rôle et mission des forces de défense et de sécurité (FDS) dans la sécurité locale.
Droits et responsabilités des citoyens en matière de prévention, dans une approche collaborative.
Analyse des contraintes et difficultés de coopération entre populations et FDS.
Mise en place d’un comité de liaison chargé de préparer une charte locale de collaboration.
À noter également la présence de l’ONG Aprofes, de Symbiose de Nioro du Rip, de représentants du Conseil départemental de Kaolack et d’autres autorités locales.
Un atelier inclusif et représentatif
La rencontre, qui s’est tenue au Conseil départemental de Kaolack, a réuni une cinquantaine de participants : forces de sécurité, imams, clergé catholique, organisations communautaires, ASC et membres de la société civile.
Des interventions marquantes
Birame Gbungue, Coordonnateur politique du programme “Saxal Jam”
Il a rappelé les enjeux sécuritaires actuels du Sénégal :
> « Notre pays est confronté à de nombreux défis sécuritaires, notamment au niveau de nos frontières Sud et Est. À l’intérieur aussi, les tensions politiques et la situation économique restent préoccupantes. C’est pourquoi, avec l’État du Sénégal, l’Union européenne et le Consortium 3D–GRADEC–COSCE, nous avons jugé nécessaire d’échanger avec les acteurs locaux pour trouver ensemble des solutions. »
Ibrahima Diop, Chargé du suivi
Il a insisté sur le suivi rigoureux du programme :
> « Le programme sera scrupuleusement suivi avec toutes les parties prenantes. Nous sommes convaincus que les objectifs fixés seront atteints. »
Kaolack, un carrefour stratégique
Pour Babacar Fall, Secrétaire Général du Gradec, l’enjeu dépasse le simple cadre local :
> « Kaolack est un carrefour sous-régional. Réunir tous les acteurs pour prévenir l’insécurité est essentiel. Tous doivent harmoniser leurs efforts pour travailler main dans la main. Nous comptons sur l’État pour un accompagnement administratif afin de mieux coordonner nos actions. »
Il a également rappelé l’importance du projet :
> « Le Consortium 3D–GRADEC–COSCE, en partenariat avec l’État, met en œuvre un programme qui vise à renforcer les relations entre les forces de défense et de sécurité – notamment la gendarmerie et la police – et les populations. C’est un projet important qui mérite d’être soutenu. Son objectif est de renforcer la confiance mutuelle et d’améliorer la sécurité régionale dans une zone qui reste un grand axe de transit sous-régional. »

Kaolack, par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication
