Kaolack – Pastef :
Par Mamadou Camara, journaliste – Kaolack
À Kaolack, alors que le projet Pastef continue de mobiliser militantes, militants et sympathisants, un dilemme stratégique se fait jour au sein de la base. Les leaders locaux et proches du projet organisent des conférences publiques et invitent chacun à clarifier sa position.
Certains militants ont osé rendre publiques leurs ambitions politiques locales. Ils affichent leur engagement et leur volonté de leadership, assumant une visibilité qui peut renforcer leur légitimité auprès des populations. D’autres, souvent connus grâce à leur proximité avec le guide du projet, préfèrent jouer à l’intelligence politicienne, par crainte de perdre les privilèges acquis, positions et influence comprises.
Mais est-ce réellement le moment idéal pour animer ces conférences publiques ? La réponse semble claire pour les observateurs : il s’agit d’un moment de clarifications et de courage, mais non de calculs politiciens. C’est le moment de faire preuve de fidélité et de loyauté envers le projet, envers les bases militantes et envers l’ensemble des acteurs locaux engagés depuis le début.
Le silence assourdissant de certains pourrait bien se retourner contre eux. Ne seront-ils pas, en fin de compte, les Persans de la politique locale, ceux dont l’inaction et le calcul prudent finissent par les isoler et affaiblir leur position ? En politique, l’absence de prise de position est souvent interprétée comme un manque de courage ou de loyauté. À Kaolack, ceux qui hésitent risquent de fragiliser leur crédibilité et leur capacité à peser dans le projet à venir.
En somme, le choix est net : oser parler et affirmer ses convictions ou prendre le risque que le silence devienne un handicap politique irréversible. Le moment exige transparence, engagement et responsabilité, plus que des stratégies à court terme.
