Kaolack –
ASC Saloum : quand le football devient un lien fort avec les fils et filles du terroir
Madame Aidara, née Maman Dianko, marraine de la 8ᵉ journée : l’exemple d’une femme engagée pour le sport et le développement local
À Kaolack, l’ASC Saloum ne se distingue pas uniquement par ses prestations sur le rectangle vert. Le club a su innover en instaurant une initiative originale et fédératrice : le parrainage de chaque journée de championnat par un fils ou une fille de la ville.
Une démarche citoyenne visant à rapprocher davantage les populations de leur équipe, à renforcer le sentiment d’appartenance et à inciter les enfants du terroir à soutenir activement l’ASC Saloum.
Au fil des journées, plusieurs personnalités, dont des acteurs politiques et des figures de la société civile, ont accepté de parrainer les rencontres. Pour la 8ᵉ journée de Ligue 2, opposant l’ASC Saloum à l’AS Bambey, le choix s’est porté sur Madame Aidara, née Maman Dianko, une femme dont le nom résonne aujourd’hui avec respect et admiration à Kaolack.
Connue pour sa générosité, son esprit d’ouverture et son engagement social, Madame Aidara s’illustre depuis plusieurs années à travers des actions de bienfaisance, mais aussi par l’organisation d’événements culturels d’envergure, offrant régulièrement à la jeunesse kaolackoise des moments de réjouissance avec des stars de la musique sénégalaise.
Très sollicitée, elle est souvent choisie comme marraine par des organisateurs d’événements, et elle-même n’hésite pas à se positionner en promotrice, mettant sur pied des manifestations de qualité au service de son terroir.
Être marraine de cette 8ᵉ journée de Ligue 2 n’était donc pas un hasard. Ce geste illustre son ouverture à toutes les couches de la société et son attachement profond au sport comme facteur de cohésion sociale.
Un engagement d’autant plus remarquable qu’il reste encore rare de voir des femmes s’investir avec autant de désintéressement dans le soutien au sport local, en particulier au football.
Ce dimanche, Madame Aidara était présente au stade, accompagnée de son époux et de ses proches, installée dans la loge officielle. Le cœur battant pour l’ASC Saloum, elle a suivi avec passion une rencontre intense et disputée. Mais les dieux du football en ont décidé autrement, les deux équipes se séparant sur un score nul et vierge (0-0) face à l’AS Bambey.
Au-delà du résultat sportif, cette journée restera marquée par un message fort : les femmes qui aiment leur terroir peuvent et doivent jouer un rôle majeur dans la promotion du sport local.
Un exemple inspirant, appelé à être imité partout, pour un football sénégalais plus inclusif, plus proche de ses communautés et plus ancré dans ses territoires.
Par Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
Kaolack
