PASTEF : LA CLARTÉ OU LA POURRITURE
Il est des moments politiques où l’ambiguïté n’est plus une stratégie mais une faute. Le Sénégal vit précisément cet instant. Au sommet de l’État comme dans les arcanes du pouvoir administratif, une catégorie bien identifiée d’acteurs s’acharne à jouer un jeu dangereux : être dedans sans l’assumer, profiter du Projet sans en porter le combat, gouverner au nom de PASTEF tout en refusant d’en épouser la discipline. Cela ne peut plus durer.
Qu’on se le dise sans détours : PASTEF n’est pas un parti de circonstance, encore moins un refuge de carriéristes frileux. On ne peut pas diriger, décider, orienter l’action publique tout en se dissimulant derrière une neutralité factice. Cette posture n’est ni républicaine ni responsable : elle est opportuniste.
Aujourd’hui, des Directeurs généraux, des PCA, des responsables nationaux s’emploient à pratiquer le double langage. Pastef dans les coulisses, “technocrates indépendants” en public. Militants quand le rapport de force est favorable, muets quand il faut défendre la ligne. Ce n’est pas de la prudence : c’est de la lâcheté politique. Soit on est PASTEF. Soit on ne l’est pas.
Il n’existe pas de troisième voie confortable, pas de zone grise institutionnelle, pas de loyauté à géométrie variable. Le Projet exige de la clarté, pas des contorsions. Le silence n’est pas neutre, il est complice. L’ambiguïté n’est pas intelligente, elle est corrosive.
Un patriote assume.
Il ne se cache pas derrière son titre.
Il ne confond pas fonction publique et camouflage idéologique.
Il ne souffle pas le chaud et le froid selon l’humeur des rapports de force.
PASTEF a des règles. PASTEF a une ligne.
PASTEF a un leadership clair : Ousmane Sonko.
Ce leadership n’est pas un slogan qu’on brandit quand ça arrange, mais un cap qu’on suit, surtout quand cela dérange. Tout responsable quel que soit son rang, son carnet d’adresses ou son poids institutionnel qui s’éloigne délibérément des règles, des valeurs et de la discipline du parti doit en tirer les conséquences. Sans exception.
Il n’y aura pas de deux poids deux mesures.
La loyauté n’est pas négociable. La discipline n’est pas facultative. Car l’histoire politique est sans pitié pour les mouvements qui tolèrent l’ambivalence en leur sein. La confusion affaiblit, la tiédeur gangrène, l’opportunisme finit toujours par trahir. Un parti qui n’exige pas la clarté prépare sa propre décomposition.
L’heure n’est plus aux demi-mots. La lumière doit être faite. PASTEF doit choisir : la cohérence ou la dilution.
Et chacun, désormais, doit choisir aussi.
Malick BA
