Campagne de commercialisation : cri de coeur des chauffeurs-transporteurs à Lyndiane Kaolack

Campagne de commercialisation de l’arachide : le cri de cœur des chauffeurs-transporteurs à Lyndiane

Conditions de travail précaires, lenteurs de déchargement et détresse humaine devant l’huilerie de la SONACOS

Par Mamadou Camara, journaliste

Camou communication

Kaolack

En marge du point de presse tenu par les opérateurs privés stockeurs et transporteurs de Kaolack, les chauffeurs de camions acheminant les graines d’arachide vers l’huilerie de la SONACOS de Lyndiane ont exprimé leur ras-le-bol face à des conditions de travail jugées inhumaines.

Selon Mouhamadou Bamba Diakhaté, chauffeur-transporteur en provenance de Touba, la situation est devenue insoutenable.

« Depuis une quinzaine de jours, nous sommes stationnés à Lyndiane dans l’attente du déchargement des graines. Mais nous vivons un véritable calvaire. Nous avons quitté nos familles pour travailler et, sur place, nous faisons face à d’énormes difficultés », déplore-t-il.

Parmi les problèmes soulevés figurent l’absence totale d’infrastructures sanitaires. Les chauffeurs et leurs apprentis n’ont ni toilettes, ni points d’eau, encore moins un lieu de prière.

« Pour nous laver, nous sommes parfois obligés de nous cacher entre deux camions. Pour faire nos besoins, nous devons marcher plus d’un kilomètre en brousse, au milieu des herbes touffues, en cohabitant avec des serpents. Notre sécurité est gravement menacée », ajoute-t-il.

À ces conditions précaires s’ajoutent des charges financières lourdes. Chaque chauffeur dépense en moyenne 6 000 FCFA par jour pour se nourrir, sans aucune compensation ou paiement supplémentaire, malgré les longues attentes imposées par les lenteurs de déchargement.

Sur les lieux, à Lyndiane-Secco, ils sont nombreux — chauffeurs, apprentis et manœuvres — à se lamenter. Tous dénoncent les retards persistants dans le déchargement des camions, qui les maintiennent loin de leurs familles et aggravent leur souffrance quotidienne.

Selon eux, ces lenteurs leur portent un préjudice considérable, tant sur le plan humain qu’économique. Ils appellent ainsi les autorités compétentes et les responsables de la filière arachidière à leur venir en aide, afin d’améliorer leurs conditions de travail et de mettre fin à une situation qu’ils jugent intenable.

Un cri de cœur lancé dans un contexte déjà tendu, marqué par la grève des opérateurs privés et les dysfonctionnements de la campagne de commercialisation de l’arachide.

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