KAOLACK – MONDE RURAL EN ALERTE
Campagne de commercialisation de l’arachide : les producteurs du Saloum réclament une solution rapide
Après l’intervention du Premier ministre à Passy sur la campagne de commercialisation de l’arachide, de nombreux paysans de la zone rurale de Kaolack, notamment à Minde rural, disent avoir bien saisi le sens du discours gouvernemental et les engagements annoncés pour régler la situation.
Cependant, sur le terrain, l’inquiétude reste vive. Dans le Saloum, plusieurs producteurs estiment qu’il est impératif d’accélérer le processus de commercialisation. Selon eux, les lenteurs observées pourraient entraîner de lourdes conséquences pour le monde rural.
Parmi les risques les plus évoqués figure la pourriture des graines, due au stockage prolongé. Beaucoup d’arachides sont encore conservées dans des greniers traditionnels ou des cases en paille, des infrastructures jugées peu sûres. À cela s’ajoute la menace permanente d’incendies, surtout en cette période de forte chaleur, qui pourrait anéantir en quelques instants le fruit de toute une saison de labeur.
Au-delà des pertes agricoles, les producteurs soulignent également les besoins urgents auxquels ils font face. La vente de l’arachide conditionne la gestion du quotidien : alimentation des familles, santé, scolarité des enfants, remboursement de dettes contractées durant l’hivernage. Chaque jour de retard complique davantage leur situation sociale et économique.
Malgré ces inquiétudes, le monde rural du Saloum se dit résolument optimiste. Les paysans gardent espoir et lancent un appel solennel aux plus hautes autorités du pays. Ils invitent le Chef de l’État, le Premier ministre, ainsi que les ministres en charge du Commerce et de l’Agriculture, à prendre des mesures rapides et concrètes afin de sauver la campagne de commercialisation de l’arachide.
Pour les producteurs, une solution diligente est la seule voie pour préserver les récoltes, sécuriser les revenus agricoles et maintenir la stabilité sociale dans les zones rurales de Kaolack et de l’ensemble du bassin arachidier.
Par Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication

Elhadj Momar Dièye
Un excellent texte.
Seulement pour les solutions face aux difficultés des producteurs, aucune pression de remboursements des dettes par les banques car situation oblige