Intervention américaine au Venezuela : les États-Unis défendent l’arrestation de Maduro devant l’ONU

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies tenue ce lundi, les États-Unis ont exposé leur position sur l’opération menée récemment au Venezuela, qui s’est soldée par l’interpellation de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Tous deux ont été transférés et sont actuellement détenus sur le territoire américain.

S’exprimant au nom de Washington, Mike Waltz a affirmé que cette action ne constitue ni une invasion ni une déclaration de guerre contre le Venezuela. Selon lui, il s’agit d’une opération internationale à caractère judiciaire visant à faire exécuter un mandat d’arrêt délivré depuis plusieurs années par la justice américaine. Il a insisté sur le fait que les États-Unis n’occupent aucun territoire vénézuélien et ne s’en prennent pas à la population civile.

Les autorités américaines indiquent que Nicolas Maduro fait l’objet de poursuites engagées par un grand jury fédéral à New York. Les chefs d’accusation évoqués incluent notamment le terrorisme, le trafic de stupéfiants, la contrebande de cocaïne et le commerce illégal d’armes. Pour Washington, l’arrestation relève de l’application stricte de l’État de droit, visant un individu présenté comme un acteur central du narcotrafic international.

Mike Waltz a établi un parallèle avec l’arrestation de l’ancien dirigeant panaméen Manuel Noriega à la fin des années 1980, estimant que cette action avait contribué à renforcer la sécurité régionale et internationale. Selon lui, la situation actuelle s’inscrit dans une logique similaire.

Les États-Unis continuent par ailleurs de contester la légitimité politique de Nicolas Maduro, notamment à la suite du scrutin présidentiel de 2024, largement remis en cause par la communauté internationale. Washington rappelle qu’un groupe d’experts mandaté par les Nations unies avait mis en évidence de graves irrégularités électorales, conduisant de nombreux pays, y compris des États européens et latino-américains, à ne pas reconnaître les résultats.

Le représentant américain a également accusé l’ancien président vénézuélien d’être à la tête du Cartel de los Soles, présenté comme une organisation criminelle transnationale, et d’entretenir des relations avec le Tren de Aragua, groupe considéré par l’administration américaine comme une menace directe pour la sécurité régionale. Il a dénoncé un système qui, selon lui, soutient depuis longtemps les réseaux de trafic de drogue en Amérique latine.

Au-delà du narcotrafic, Washington reproche au régime vénézuélien d’avoir ouvert la porte à des acteurs étrangers jugés hostiles dans l’hémisphère occidental, citant notamment l’Iran, le Hezbollah et certains services de renseignement alliés. Les autorités américaines estiment également que les importantes ressources énergétiques du pays sont confisquées par une élite au détriment de la population.

Mike Waltz a enfin rappelé l’ampleur de la crise humanitaire vénézuélienne, marquée par l’exode de plusieurs millions de personnes et par de nombreuses violations des droits humains, régulièrement documentées par des organisations internationales. Il a évoqué des arrestations arbitraires, des actes de torture et des exécutions extrajudiciaires.

Selon Washington, toutes les tentatives diplomatiques auraient été épuisées, l’administration américaine affirmant que plusieurs initiatives de dialogue sont restées sans réponse de la part de Caracas.

En conclusion, le représentant américain a réaffirmé la détermination des États-Unis à lutter contre ce qu’ils qualifient de narcoterrorisme et à protéger leur sécurité nationale, tout en justifiant l’action menée comme une mesure judiciaire et non militaire.

 

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