Sénégal-Assemblée nationale : des véhicules livrés aux députés dans une discrètement totale

La livraison du premier lot de véhicules de fonction destinés aux députés de la législature en cours a effectivement commencé. Toutefois, cette opération se déroule dans un climat de silence inhabituel, suscitant interrogations et incompréhensions au sein de l’opinion publique.

Selon plusieurs informations concordantes, certains parlementaires ont déjà reçu leurs véhicules, attendus depuis plus d’un an. Cette dotation intervient après une période marquée par la suspension des indemnités de transport, situation que plusieurs élus avaient publiquement dénoncée en raison de l’absence de moyens logistiques mis à leur disposition depuis l’installation de la nouvelle Assemblée nationale.

Malgré ces livraisons confirmées, aucune communication officielle n’a été faite pour expliquer les modalités de cette opération, ni pour préciser si la remise des véhicules se fait de manière progressive ou globale. Les services compétents demeurent réservés, accentuant le sentiment d’opacité autour de ce dossier pourtant financé par des fonds publics.

Habituellement très présent dans le débat public, le président de l’Assemblée nationale n’a, pour l’instant, fait aucune déclaration sur cette acquisition. Aucun communiqué n’est venu détailler le renouvellement du parc automobile parlementaire, alors même que plusieurs députés confirment la rapidité des livraisons.

Des zones d’ombre persistantes

Plusieurs questions fondamentales restent sans réponse. Le coût exact de l’opération, tant à l’unité que dans son ensemble, n’a pas été rendu public, alors que les autorités appellent régulièrement à la réduction du train de vie de l’État. Le choix du fournisseur n’a pas non plus été dévoilé, alimentant les spéculations et les interrogations sur d’éventuels conflits d’intérêts.

Enfin, la procédure utilisée pour l’acquisition de ces véhicules n’a pas été précisée : appel d’offres ouvert, procédure restreinte ou attribution directe. Or, le respect strict des règles de passation des marchés publics constitue un enjeu central de transparence et de bonne gouvernance.

Dans un contexte de fortes attentes citoyennes, le silence entourant cette opération contraste avec les principes de redevabilité et de clarté, d’autant plus qu’il s’agit d’équipements destinés à des représentants élus et financés par les contribuables.

 

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