En déplacement à Cambérène, le Premier ministre Ousmane Sonko a effectué une visite de courtoisie auprès du Khalife général des Layène, marquant ainsi l’attachement de l’État à l’une des confréries les plus emblématiques du Sénégal. Au nom du gouvernement, il a transmis un message de respect, de compassion et de profonde considération à la communauté layène, ainsi que les salutations du président de la République, actuellement hors du pays, dont la venue est annoncée pour ce lundi.
Cette rencontre s’inscrit dans les préparatifs de la 146ᵉ édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye, un rendez-vous religieux majeur qui dépasse, selon le chef du gouvernement, le cadre strictement spirituel. Pour Ousmane Sonko, cet événement constitue un véritable socle de cohésion nationale, un espace de communion rassemblant croyants et citoyens autour des valeurs de paix, de discipline et de solidarité.
Le Premier ministre a rappelé que ses liens avec la communauté layène ne datent pas de son accession aux responsabilités étatiques. Bien avant les charges gouvernementales, il avait déjà l’habitude de se rendre à Cambérène dans un esprit d’engagement politique, militant et spirituel. Une relation qu’il affirme vouloir préserver et inscrire dans l’action publique.
Évoquant les moments éprouvants de son parcours personnel et politique, Ousmane Sonko a tenu à souligner l’accueil et le soutien moral qu’il avait reçus de la communauté layène et de l’actuel Khalife, à une période où celui-ci n’occupait pas encore cette fonction. Des gestes de bienveillance et d’accompagnement spirituel qui, selon lui, ont profondément marqué son cheminement. Aujourd’hui, a-t-il confié, cette visite se fait en toute liberté, « comme un retour chez soi », dans un esprit de reconnaissance et de fidélité.
Enfin, le chef du gouvernement a insisté sur la volonté des autorités de renforcer la place du spirituel dans la vie publique. Il a cité, à ce titre, les efforts consentis par l’État en faveur du culte comme un signal fort. Pour Ousmane Sonko, l’ancrage religieux et les enseignements des guides spirituels peuvent contribuer efficacement à lutter contre les dérives qui fragilisent la société, telles que la corruption et les mauvaises pratiques. Une démarche qui vise, selon lui, à réconcilier gouvernance et valeurs morales, au service d’un Sénégal plus juste, plus éthique et apaisé.
