Zurich – Le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino, a livré une déclaration ferme qui continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Sans citer explicitement le pays, ses propos, prononcés dans un contexte de crise liée à un match controversé, sont largement perçus comme visant la sélection sénégalaise.
Une mise en garde sans détour
Face aux tensions nées du retrait de l’équipe sénégalaise lors d’une rencontre décisive, Gianni Infantino a rappelé l’attachement de la FIFA au strict respect des règlements. « Aucune fédération ne peut se soustraire aux règles établies », a-t-il martelé, soulignant que tout manquement ferait l’objet d’un examen par les instances disciplinaires compétentes. Une déclaration interprétée comme une mise en garde directe à l’endroit de Dakar.
Colère et incompréhension à Dakar
Au Sénégal, la sortie du patron de la FIFA a provoqué une vague d’indignation. Supporters, anciens internationaux et observateurs dénoncent une position jugée rigide, estimant que la FIFA minimise le contexte particulier ayant entouré l’incident, notamment les préoccupations sécuritaires et humaines. Pour beaucoup, la déclaration d’Infantino manque d’équilibre et de considération envers un pays reconnu pour son fair-play et son engagement dans le football africain.
Une bataille désormais institutionnelle
Du côté de la Fédération sénégalaise de football (FSF), l’heure est à la retenue mais aussi à la mobilisation. Les responsables sportifs privilégient la voie légale et diplomatique, convaincus que le Sénégal dispose d’arguments solides pour défendre sa position devant la CAF et la FIFA.
Des enjeux lourds de conséquences
Au-delà de l’éventuelle sanction, cette affaire pose la question du rapport de force entre la FIFA et les fédérations africaines, ainsi que celle de la prise en compte des réalités locales dans les décisions internationales. Pour le Sénégal, l’enjeu est double : préserver son image de champion d’Afrique respecté et faire entendre sa voix dans une gouvernance mondiale souvent critiquée pour son manque d’écoute.
