Walid Regragui a été élu entraîneur de la CAN 2025 par la CAF, au nom d’un « parcours solide » et d’une « maîtrise tactique » du Maroc tout au long du tournoi. Une distinction qui, pour la Confédération africaine de football, semble aller de soi.
Mais pour beaucoup d’Africains, le malaise est réel.
Car si cette récompense est peut-être bonne pour la CAF, elle l’est beaucoup moins pour la crédibilité du football africain.
Une fois encore, la CAF a donné l’impression d’avoir tout raflé pour un seul camp :
équipe type, meilleur gardien, distinctions individuelles… prenez tout.
Comme si le reste du continent n’avait été que figurant, malgré des performances, des sacrifices et un niveau de jeu souvent salués par les observateurs.
Le problème n’est pas Walid Regragui en tant qu’entraîneur. Son travail est respectable.
Le problème, c’est l’accumulation, le déséquilibre, et surtout le sentiment d’injustice qui s’installe tournoi après tournoi.
À force de concentrer les honneurs, la CAF nourrit le doute :
les récompenses sont-elles encore le fruit d’une évaluation objective, ou deviennent-elles un outil de communication et d’alignement institutionnel ?
Le football africain mérite mieux que des décisions perçues comme orientées.
Il mérite une CAF équitable, courageuse, capable de reconnaître la diversité des talents et des réussites sur le continent.
Car au-delà des trophées et des titres, une seule vérité résiste au temps et aux calculs :
la vérité de Dieu est forte.
