Dix-huit supporters sénégalais interpellés au Maroc attendent leur comparution prévue le 29 janvier 2026. Une situation sensible qui appelle à la retenue et à la responsabilité, aussi bien du côté de la presse sénégalaise que des citoyens actifs sur les médias et réseaux sociaux.
Informer reste un devoir. Mais dans un contexte judiciaire et diplomatique aussi délicat, la manière d’informer est tout aussi déterminante que l’information elle-même. Les titres excessifs, les commentaires émotionnels ou les analyses à charge risquent de porter préjudice aux compatriotes arrêtés, en compliquant un dossier déjà fragile.
La sagesse populaire le rappelle : « Diamou sa sokhela, mousse va reuthie » — agir avec intelligence et mesure.
La diplomatie sénégalaise à l’épreuve des faits
En coulisses, les autorités sénégalaises mènent des démarches diplomatiques discrètes, dans un climat de dialogue et de respect des procédures. Une approche saluée pour sa sobriété et son efficacité, dans un contexte où le Sénégal bénéficie d’une image positive et d’un capital de confiance auprès de ses partenaires.
Dans ce cadre, toute communication publique doit éviter de tendre l’atmosphère ou de parasiter le travail diplomatique en cours. La presse, en particulier, est appelée à jouer un rôle d’équilibre : rapporter les faits, sans envenimer la situation.
Réseaux sociaux : vigilance et responsabilité
Au-delà des médias traditionnels, les réseaux sociaux constituent aujourd’hui un espace d’expression influent. Mais la viralité ne saurait justifier la diffusion d’informations non vérifiées ou de propos susceptibles d’attiser les tensions. Là encore, la responsabilité citoyenne est de mise.
Informer avec hauteur
Dans cette affaire, l’intérêt national commande une communication maîtrisée, respectueuse du processus judiciaire et alignée sur les efforts diplomatiques engagés. Défendre les droits des supporters sénégalais passe aussi par une parole mesurée, réfléchie et stratégique.
Chronique
Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
Kaolack
