La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a frappé un coup dur contre la fraude documentaire. Le 26 janvier 2026, deux personnes ont été déférées devant le parquet du Tribunal de grande instance de Saint-Louis pour leur implication présumée dans un vaste réseau de falsification de documents d’état civil et d’obtention frauduleuse de la nationalité sénégalaise.
L’opération fait suite à une surveillance renforcée des zones de passage irrégulières, notamment aux environs du village de Thiambène. Lors d’un contrôle, les forces de l’ordre ont intercepté un individu porteur de plusieurs documents officiels incompatibles entre eux, mêlant pièces sénégalaises et passeport étranger.
Les vérifications approfondies menées par les services spécialisés ont rapidement mis en évidence des incohérences majeures. Les explications fournies par le suspect, évoquant une régularisation tardive de son état civil, n’ont pas résisté à l’analyse des fichiers administratifs et policiers.
Les enquêteurs ont établi que l’intéressé avait usurpé l’identité d’un membre de sa famille afin de contourner les procédures légales d’accès à la nationalité. Cette découverte a ouvert la voie à une fouille minutieuse de ses effets personnels, au cours de laquelle un important lot de documents vierges et falsifiés a été saisi, provenant de plusieurs localités du pays, ainsi que des pièces d’identité étrangères.
La piste a conduit à Tambacounda, où un second individu a été interpellé. Présenté comme un intermédiaire administratif, celui-ci a reconnu sa participation active au réseau. Il proposait divers services frauduleux contre rémunération, notamment l’obtention de jugements de naissance et de certificats de nationalité.
La perquisition de son domicile a révélé l’ampleur de l’organisation : des centaines de documents administratifs, des photocopies de cartes nationales d’identité utilisées pour créer de fausses filiations, ainsi que des actes judiciaires partiellement ou totalement vierges, mais déjà authentifiés.
Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques, et obtention indue de documents administratifs. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles complicités et de démanteler l’ensemble du réseau.
La Police nationale réaffirme sa détermination à lutter contre la fraude à l’identité et invite les citoyens à signaler toute information utile via le numéro vert 800 00 17 00.
