La Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a décidé de suspendre les face-à-face et autres activités publiques liées à la lutte jusqu’à nouvel ordre. Une décision forte, assumée par son président, Bira Sène, à l’issue d’une rencontre avec le gouverneur de Dakar, Ousmane Kaolack.
Selon Bira Sène, cette mesure fait suite à une orientation claire des autorités administratives, préoccupées par les risques de troubles à l’ordre public. « Le gouverneur de Dakar avait pris la décision d’arrêter définitivement la lutte. Face à cette situation, j’ai assumé la responsabilité d’arrêter les face-à-face », a-t-il déclaré.
Une rencontre de clarification et de responsabilité
La réunion entre le gouverneur de Dakar et les responsables de la Fédération sénégalaise de lutte s’est tenue dans un climat de franchise et de responsabilité. Les échanges ont principalement porté sur les débordements observés en marge de certains événements de lutte, notamment lors des face-à-face, souvent marqués par des rassemblements incontrôlés, des violences et des atteintes à la sécurité publique.
Le gouverneur Ousmane Kaolack a rappelé l’obligation pour l’État de garantir la sécurité des personnes et des biens. Il a insisté sur la nécessité pour la FSL de prendre des mesures fortes afin d’éviter toute dérive susceptible de ternir l’image de la lutte sénégalaise et de menacer la paix sociale.
Préserver la lutte et éviter une interdiction totale
Consciente des enjeux, la Fédération sénégalaise de lutte a opté pour une suspension préventive des face-à-face, dans le but de préserver la discipline et d’éviter une interdiction totale des combats. « Il fallait prendre une décision responsable pour sauver l’essentiel », a laissé entendre Bira Sène, soulignant que la priorité reste la continuité de la lutte dans un cadre sécurisé et maîtrisé.
La FSL annonce par ailleurs travailler sur de nouvelles mesures d’encadrement et de régulation des activités promotionnelles, en concertation avec les autorités administratives, afin de permettre une reprise progressive et sécurisée des événements liés à la lutte.
Mamadou Camara, journaliste
Camou communication
Kaolack
