Mission au Maroc : le Premier ministre Ousmane Sonko mise sur des accords utiles plutôt que le bruit politique

Pendant que certains acteurs politiques occupent l’espace médiatique par des polémiques récurrentes, le Premier ministre Ousmane Sonko privilégie l’action et les résultats concrets. De retour du Royaume du Maroc, il a présenté au Conseil des ministres un compte rendu détaillé de sa participation à la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte sénégalo-marocaine.

Cette mission a été marquée par une série de rencontres stratégiques avec des opérateurs économiques et des investisseurs manifestant un intérêt réel pour le Sénégal. Le chef du gouvernement a également effectué une visite du complexe industriel de l’OCP Group, référence mondiale dans la transformation des ressources naturelles en leviers de développement industriel.

Au-delà du protocole diplomatique, l’essentiel réside dans les retombées de cette coopération. Dix-sept accords et mémorandums d’entente ont été conclus, couvrant des secteurs clés tels que l’industrie, les mines, l’agriculture, le numérique, la logistique et la formation. Des engagements orientés vers la production, la montée en compétences et la transformation structurelle de l’économie.

Conscient des limites des accords sans suivi, le Premier ministre a instruit chaque ministère concerné d’élaborer un plan d’actions précis, assorti de mécanismes de concertation régulière avec les partenaires marocains et les acteurs économiques nationaux. L’objectif affiché est clair : rompre avec la pratique des conventions sans lendemain et faire de l’exécution une priorité gouvernementale.

Cette approche tranche avec les débats politiciens souvent déconnectés des enjeux de développement. Là où certains s’enferment dans la controverse, l’exécutif met en avant la planification, la logistique, la formation et l’industrialisation.

Au final, deux dynamiques semblent s’opposer : celle du discours permanent et celle de l’action mesurable. Quelles que soient les opinions sur la personnalité d’Ousmane Sonko, une tendance se dessine : celle d’une diplomatie économique axée sur l’impact, où chaque déplacement officiel doit produire des résultats tangibles pour le pays.

Moins de communication spectaculaire, davantage de travail structurant. Une orientation qui, dans le contexte actuel, mérite d’être relevée.

Mamadou Camara, journaliste

Camou Communication

 

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