Dans certains médias, on assiste malheureusement à une dérive préoccupante. Des animateurs, des comédiens et autres personnages médiatiques sont parfois utilisés comme instruments de manipulation ou pour jeter le discrédit sur des personnalités qui incarnent pourtant des garants de nos institutions.
Plus grave encore, certains chroniqueurs, dépourvus de rigueur intellectuelle et de culture civique, occupent des espaces d’expression sans maîtriser ni les faits ni les enjeux. À cela s’ajoutent des thuriféraires et des animateurs de radios qui, au lieu d’informer, préfèrent intoxiquer l’opinion publique par des propos approximatifs, partisans ou provocateurs.
Face à ces dérives médiatiques, il faut de l’autorité, mais aussi de l’audace. Laisser prospérer de tels comportements fragilise le débat public et menace la cohésion nationale.
Aujourd’hui, trop d’organes de presse, au lieu de porter des messages qui rassemblent et apaisent, deviennent des sources permanentes de tensions, d’énervement et de division. Le climat médiatique se dégrade, et la situation va de mal en pire.
Si l’on n’y prend garde, certains journalistes et chroniqueurs irresponsables risquent de provoquer des situations non souhaitées, aux conséquences potentiellement graves pour la stabilité sociale et démocratique du pays.
La liberté de la presse est un pilier de la démocratie, mais elle ne saurait être confondue avec l’irresponsabilité, l’insulte ou la manipulation.
