Transmission volontaire du VIH : le silence assourdissant autour des vraies victimes

Ayoba Faye : « Dans cette histoire, je vous rappelle qu’il y a des victimes, mineurs, qui vont devoir vivre le restant de leurs jours avec le VIH. Mais personne ne semble se soucier d’eux. Triste !!!

Cette phrase du confrère Ayoba est pleine de sens .

Confrère. Permettez moi de reprendre votre texte pour vous féliciter

Dans cette affaire qui secoue l’opinion publique, une réalité fondamentale semble reléguée au second plan : il y a des victimes, parmi lesquelles des mineurs, appelés à vivre toute leur existence avec le VIH. Pourtant, leur sort suscite peu de réactions, peu d’indignation, et encore moins de débats sérieux. Un silence troublant. Triste.

Au-delà des qualifications pénales déjà évoquées — actes contre nature, homosexualité, association de malfaiteurs — les faits rapportés font apparaître un élément d’une extrême gravité : la transmission volontaire du VIH à des jeunes, parmi lesquels figureraient des élèves, des étudiants, mais aussi des épouses, directement ou par personnes interposées.

Cette dimension change radicalement la nature du débat. Il ne s’agit plus seulement d’une affaire de mœurs ou de comportements individuels, mais bien d’un problème majeur de santé publique, avec des conséquences humaines, sociales et sanitaires irréversibles.

Face à un tel contexte, la société ne peut se contenter de réactions émotionnelles ou de polémiques superficielles. La protection des victimes, la prévention, la responsabilité pénale et la sauvegarde de la santé publique doivent primer sur toute autre considération.

Cette situation offre également l’occasion aux autorités de clarifier et renforcer l’arsenal juridique. La question de la criminalisation effective de la transmission volontaire du VIH se pose avec acuité. Le signal d’alarme est lancé.

Les députés sont désormais interpellés. Le législateur ne peut rester indifférent face à des faits d’une telle gravité. Il en va de la sécurité sanitaire, de la justice pour les victimes, et de la crédibilité de l’État dans sa mission de protection des citoyens.

Car pendant que les débats se déplacent, des vies sont durablement brisées. Et ce sont elles qui devraient être au centre de toutes les préoccupations.

 

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