Un État doit faire preuve de caractère et de rigueur pour gouverner efficacement et limiter les dérives. Dans une démocratie, le recours à la dictature n’est jamais souhaitable. Cependant, lorsqu’une situation devient excessive ou que les limites sont franchies, l’État doit rappeler qu’il reste « une force dormante » qu’il ne faut pas réveiller.
Comme le dit le proverbe wolof : « Bou bouki yébé wakhambané, ci dokhinewala » — celui qui pousse trop loin peut se retrouver dépassé par les conséquences.
L’équilibre entre tolérance et fermeté reste donc essentiel pour maintenir l’ordre et préserver les valeurs démocratiques.
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
