Quand l’éthique s’efface au profit de l’intérêt matériel
Le Sénégal, pays riche de traditions, de culture et de spiritualité, traverse aujourd’hui une période où les repères semblent se diluer. Trahison, méchanceté, jalousie, tentatives de détruire autrui, injustice sociale, discrimination, exploitation des plus vulnérables… autant de maux qui minent le tissu social et la cohésion nationale.
Dans les lieux de travail, certains profitent de la fragilité des autres pour imposer chantage et oppression. Les bonnes valeurs – respect, solidarité, honnêteté – semblent céder face à l’avidité et à l’individualisme. La jeunesse, pourtant cœur battant de la nation, se retrouve déboussolée, souvent éloignée des enseignements des érudits et des principes religieux qui ont toujours structuré la société sénégalaise.
Les familles, elles aussi, subissent le choc. Les querelles autour de l’argent et des biens matériels disloquent les foyers, fragilisant l’unité familiale et laissant place à la confusion et au désarroi. Le non-respect des préceptes transmis par les enseignants et les guides religieux contribue à cette crise morale, rendant la transmission de valeurs fondamentales de plus en plus difficile.
Il est urgent de rappeler que la richesse véritable ne se mesure pas seulement en biens matériels, mais dans la qualité de nos relations, le respect d’autrui et l’intégrité. Redonner sens aux valeurs humaines et religieuses, promouvoir l’équité et la justice sociale, restaurer l’éthique dans les entreprises et les familles… autant de défis qui appellent à une mobilisation collective.
Le Sénégal peut retrouver son équilibre et sa dignité si chacun accepte de placer la morale, l’éducation et la solidarité au cœur de ses choix. Faute de quoi, la perte de repères, la crise des mœurs et la désorientation des jeunes risquent de devenir irréversibles.
Le Sénégal face à ses défis moraux et sociaux
Le peuple est trahi. Les coups viennent parfois de ceux que l’on croyait proches. Dans le milieu universitaire, certains actes choquent : comportements immoraux, homosexualité, transmission volontaire du VIH/Sida, et mise en danger de vies innocentes. Dans le milieu politique, les trahisons se multiplient, et certains veulent transformer le mensonge en vérité. Même les médias et journalistes semblent parfois enfoncer le clou.
Pourtant, il faut croire en la volonté divine. Ceux qui nourrissent de mauvaises intentions ou cherchent à nuire verront tôt ou tard le destin les rattraper. L’avidité, l’obsession de l’argent et du luxe ne protègent personne.
Aujourd’hui, au Sénégal, beaucoup de citoyens sont tristes et désemparés. Face à toutes ces situations, il est naturel de ressentir que Dieu pourrait être en colère. Mais il reste un appel à l’union des cœurs, à la bienveillance, à la foi et à la pratique de bonnes valeurs : faire le bien autour de soi, aider son prochain et rester intègre.
Au regard de tout ce qui se passe , les citoyens ne doivent pas ignorer l’existence de Dieu
Le Sénégal a aujourd’hui plus que jamais besoin de prières et d’un sursaut moral. Car malgré les trahisons et les injustices, l’espoir et la justice divine sont là pour guider le pays vers des jours meilleurs.
Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
Kaolack
