La Présidente régionale des conseillères familiales de Kaolack, Mme Aïssatou Mbaye épouse Diop, lance un appel pressant au Chef de l’État, au Premier ministre ainsi qu’au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique pour un renforcement des actions de lutte contre le VIH/Sida.
« Il faut intensifier la sensibilisation et le dépistage communautaire », insiste-t-elle.
Un engagement de longue date
Conseillère familiale depuis 2008, Mme Mbaye a été formée le 15 février 2008 au CNEPS de Thiès, lors d’une session encadrée notamment par l’ancienne ministre Ndèye Khady Diop.
Depuis, elle s’est investie activement dans l’accompagnement des personnes vulnérables et dans la prévention du VIH/Sida à travers des actions de terrain.
Sensibilisation et dépistage communautaire
Entre 2009 et 2010, elle a participé à l’organisation de campagnes de dépistage dans plusieurs structures sanitaires et communautaires. Elle a également animé des causeries et mené des activités de sensibilisation en direction des femmes, des adolescents et des ménages.
Cependant, elle constate une difficulté persistante :
« Beaucoup de femmes refusent encore de faire le dépistage. Pourtant, il vaut mieux connaître son statut que de rester dans l’ignorance. Le dépistage sauve des vies. »
Son message est sans équivoque :
« Allez vous faire dépister. Les structures existent et les services sont sécurisés. »
Nécessité d’une implication plus forte de l’État
Mme Mbaye appelle le ministère de la Santé à renforcer les actions de proximité et à soutenir davantage les initiatives communautaires.
Elle rappelle que des organisations comme l’Ademas et d’autres structures locales ont déjà obtenu des résultats significatifs grâce à leur présence constante sur le terrain.
« Il faut redescendre sur le terrain comme avant. La propagation dépasse aujourd’hui certaines limites. »
Renforcer les acteurs communautaires
En tant que Présidente régionale des conseillères familiales de Kaolack, Aïssatou Mbaye plaide pour :
Une reconnaissance juridique claire et un statut renforcé des associations communautaires
Un accompagnement financier accru de l’État
Un soutien renforcé aux Badienou Gokh, relais communautaires, conseillères familiales et personnel de santé
Une meilleure coordination entre santé, action sociale et développement communautaire
Selon elle, ces acteurs de proximité, bien formés et enracinés dans les communautés, constituent un levier essentiel pour freiner la propagation du VIH/Sida et renforcer la prévention.
Mamadou Camara
Journaliste – Camou Communication
