En mars 2019, l’animateur Pape Cheikh Diallo avait lui-même saisi la Division spéciale de cybersécurité (DSC) en déposant une plainte contre un certain Cheikh Diop pour collecte illicite de données personnelles et chantage.
Selon les éléments de l’époque, Cheikh Diop aurait transmis à deux proches de l’animateur des vidéos à caractère intime dans lesquelles Pape Cheikh Diallo apparaissait dans des postures compromettantes. Il aurait ensuite menacé de rendre ces images publiques.
Entendu par les enquêteurs, Cheikh Diop avait affirmé entretenir une relation avec l’animateur, qu’il présentait comme sa « copine ». Il soutenait que celui-ci subvenait à ses besoins, notamment en prenant en charge un appartement situé aux Almadies. Il l’accusait par ailleurs de l’avoir « trahi » après lui avoir transmis le VIH.
Lors d’une confrontation entre les deux hommes, Cheikh Diop avait maintenu ses déclarations. Il avait reconnu l’envoi des images, expliquant avoir agi dans le but de faire « revenir » son partenaire présumé.
À l’issue d’une brève garde à vue, le dossier avait été transmis en l’état au parquet.
Par ailleurs, les récents développements de l’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar font état de l’exploitation de plusieurs groupes WhatsApp présentés comme des espaces d’échanges entre homosexuels, au sein desquels certains mis en cause auraient été actifs.
Dans le même sillage, un autre groupe composé de cinq personnes, suspectées d’actes contre nature et de transmission du VIH, aurait été démantelé entre Touba et Mbacké.
