Le système éducatif sénégalais traverse une phase de fortes tensions, marquée par une détérioration du climat social et une multiplication des mouvements de contestation. Grèves d’élèves, d’étudiants et d’enseignants se succèdent, faisant planer des incertitudes sur le bon déroulement de l’année scolaire.
Face à cette situation préoccupante, la COSYDEP (Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique) a pris l’initiative de réunir l’ensemble des acteurs du secteur autour d’une rencontre multi-acteurs tenue le 12 février 2026. L’objectif : établir un diagnostic partagé des difficultés et dégager des solutions concertées.
Autour de la table, plusieurs départements ministériels concernés par la gestion du secteur éducatif, des représentants syndicaux, des organisations d’élèves et d’étudiants, des associations de parents ainsi que des organisations de la société civile. Des institutions de la République ont également pris part aux échanges.
À l’issue des discussions, un consensus a été trouvé sur la nécessité d’adopter un cadre de négociation structuré, avec un agenda clair et des échéances précises. Les participants ont souligné l’urgence d’instaurer un climat de confiance durable, fondé sur le dialogue, la transparence et la recherche de solutions réalistes.
Les syndicats ont réaffirmé que leurs revendications s’inscrivent dans une volonté d’amélioration du système éducatif, tant sur le plan des conditions de travail que sur celui de la qualité des apprentissages. De leur côté, les représentants de l’État ont exprimé leur disponibilité à poursuivre les concertations dans un esprit constructif.
Des rencontres ultérieures sont prévues afin d’évaluer les propositions concrètes qui seront formulées et de prévenir un durcissement du mouvement social.
L’enjeu est clair : préserver la stabilité du secteur et garantir aux élèves et étudiants une année académique apaisée.
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
