Alors que deux candidats latino‑américains dominent, le continent africain reste en retrait
New York / Dakar – La sélection du prochain Secrétaire général des Nations unies, qui prendra ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2027, est officiellement lancée. Dans cette compétition diplomatique mondiale, l’Afrique n’est pas encore représentée par un candidat officiellement désigné, tandis que deux figures latino‑américaines — Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, et Rafael Mariano Grossi, diplomate argentin — sont déjà en course avec le soutien de plusieurs États membres.
À ce stade, la liste officielle publiée par l’ONU recense pour l’instant deux candidats confirmés :
Michelle Bachelet (Chili), soutenue par plusieurs pays d’Amérique latine, qui vise à devenir la première femme Secrétaire général de l’histoire de l’organisation ;
Rafael Grossi (Argentine), directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Dans les cercles onusiens, l’attention est fortement tournée vers ces candidatures latino‑américaines, en grande partie parce que plusieurs États influents semblent privilégier une roue géographique qui favorise cette région cette fois‑ci. Cela laisse l’Afrique à la traîne, sans candidat régionalement appuyé.
Sur le continent, le nom de l’ancien président sénégalais Macky Sall circule comme possible prétendant, mais sans que sa candidature soit formellement portée par un État africain ou inscrite auprès des Nations unies. Les observateurs estiment que sans l’appui de l’ensemble des pays africains — et surtout sans consensus de l’Union africaine et des membres du Conseil de sécurité — une candidature africaine n’a que de faibles chances de percer à ce stade du processus.
Critères pour postuler au poste de Secrétaire général de l’ONU
Pour être éligible à la fonction de Secrétaire général, un candidat doit généralement répondre à plusieurs critères officieux et officiels :
Appui d’un État membre : La candidature doit être officiellement présentée par au moins un État membre de l’ONU.
Consensus régional : Traditionnellement, la candidature d’un pays est soutenue par l’ensemble de sa région pour renforcer ses chances.
Expérience diplomatique et internationale : Les candidats doivent avoir une expérience significative dans la diplomatie, les affaires internationales, ou la gestion d’organisations multilatérales.
Compétences en leadership et neutralité : Capacité à diriger l’organisation, gérer des crises internationales, et maintenir une position impartiale entre États membres.
Acceptabilité politique : Le candidat doit être accepté par le Conseil de sécurité, notamment les cinq membres permanents (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), qui disposent d’un droit de veto.
Intégrité et crédibilité : Une réputation irréprochable sur le plan moral, éthique et professionnel est indispensable.
En résumé, la course à la succession d’António Guterres semble, pour l’heure, dominée par des candidatures extérieures à l’Afrique. Le continent devra s’organiser rapidement autour d’un candidat crédible et unifié s’il veut peser dans une compétition où les enjeux diplomatiques, régionaux et géopolitiques restent particulièrement serrés.
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