VIH/Sida en milieu scolaire et universitaire : l’heure des responsabilités
La transmission inquiète : les élèves et étudiants doivent être protégés dans un contexte où les interpellations se multiplient
Au Sénégal, l’actualité récente marquée par des affaires liées à l’homosexualité et à la transmission volontaire du VIH/Sida ravive une inquiétude profonde. Personne n’est à l’abri. Ce qui choque davantage, c’est l’implication supposée de personnes très jeunes, dont des élèves et étudiants.
Le milieu scolaire et universitaire, censé être un espace de savoir, de protection et d’encadrement, apparaît aujourd’hui comme un environnement fragile face aux risques sanitaires et sociaux. L’école est un lieu sensible. L’État a le devoir fondamental de protéger les élèves et les étudiants, qui représentent l’avenir du pays.
Une urgence sanitaire et éducative
Au moment où le système éducatif fait face à plusieurs défis structurels notamment la question des abris provisoires une autre problématique s’impose avec gravité celle de la santé publique et du VIH/Sida. La COSYDEP invite à mettre en place des mesures préventives adaptées dans les établissements scolaires et universitaires.
COSYDEP multiplie les initiatives pour renforcer les structures scolaires et prévenir une éventuelle crise dans le secteur. Sous l’impulsion de son Directeur exécutif Cheikh Mbow des rencontres ont récemment réuni décideurs et syndicats d’enseignants afin de consolider la stabilité du système éducatif.
Mais au-delà des infrastructures et du dialogue social une réflexion plus large doit être engagée. La protection sanitaire des élèves et des étudiants doit devenir une priorité stratégique.
Prévenir plutôt que subir
Face aux inquiétudes liées à la transmission du VIH/Sida il est urgent que le ministère de l’Éducation nationale le ministère de l’Enseignement supérieur le ministère de la Santé et les autorités académiques à tous les niveaux travaillent de concert avec la COSYDEP pour mettre en place des mesures préventives efficaces.
Cela passe notamment par le renforcement de l’éducation à la santé et à la citoyenneté des campagnes de sensibilisation adaptées à l’âge des apprenants un accompagnement psychologique et social dans les établissements ainsi qu’une coordination étroite entre services éducatifs et services de santé.
La prévention reste l’arme la plus puissante contre la propagation du VIH. Il ne s’agit ni de stigmatiser ni de pointer du doigt mais de protéger.
Un appel à la responsabilité collective
L’école ne peut devenir un terrain de vulnérabilité. Elle doit rester un sanctuaire de formation intellectuelle et morale. Les décideurs publics les responsables académiques les organisations de la société civile et les parents ont une responsabilité commune.
L’alerte est réelle. La transmission volontaire du VIH/Sida constitue une menace grave tant sur le plan sanitaire que social.
Il est temps d’agir avec lucidité fermeté et humanité pour préserver notre jeunesse et garantir un environnement éducatif sûr stable et protecteur.
