La crise sanitaire liée aux affaires de transmission volontaire du VIH/Sida, d’actes dits contre nature et d’homosexualité présumée met à nu une autre réalité, plus silencieuse mais tout aussi brutale : la fragilité des relations humaines face à l’adversité.
Au Sénégal, lorsqu’une personnalité publique est interpellée, l’onde de choc dépasse le cadre judiciaire. Elle devient sociale, médiatique et morale. Hier adulées, certaines célébrités se retrouvent aujourd’hui isolées. Les mêmes proches qui partageaient les privilèges, les moments de faste et les avantages matériels prennent leurs distances. L’amitié se dissout, la solidarité s’efface, la peur du regard social prend le dessus.
Dans ce tumulte, même les structures professionnelles s’adaptent rapidement. À la Télé Futurs Médias, l’heure serait déjà à la réorganisation pour l’émission QG qui aura lieu sans le délégué du quartier .
Le monde médiatique ne s’arrête jamais : il remplace, il restructure, il continue. La logique institutionnelle l’emporte sur l’attachement personnel. C’est la règle du système.
Mais au-delà des cas individuels, cette situation interpelle la société sénégalaise dans son ensemble. Elle révèle combien l’argent, la notoriété et le “gain facile” peuvent créer une illusion de puissance et de protection. Tant que tout va bien, les entourages se multiplient. Quand survient l’épreuve, beaucoup disparaissent. La vie est faite de hauts et de bas, et nul n’est à l’abri d’un retournement
