Députés et coordonnateurs pastefiens, avez-vous quelque chose à dire à ceux qui vous ont fait confiance ?
Surtout vous, députés. Beaucoup ont le sentiment que vous avez été humiliés… et que vous avez accepté cette situation dans un silence qui dérange. Or, dans la vie, nit daay am diom, am dignité, bañu ku la yàb — un être humain doit avoir de la fierté et de la dignité, refuser qu’on l’avilisse.
Aujourd’hui, la déception est perceptible. L’impression dominante est que vous esquivez vos responsabilités. Les calculs politiques semblent prendre le dessus. Les stratégies de préservation des privilèges paraissent primer sur la défense des principes.
Vous semblez loin de l’image de fermeté et de courage qui incarnait votre engagement initial. Cette constance et cette détermination que beaucoup admiraient semblent s’effacer devant des positionnements prudents.
Celui qui compterait sur certains d’entre vous pour élargir sa base politique pourrait en être déçu. Car un projet ne se renforce pas dans l’hésitation, mais dans la cohérence et l’assumation des choix.
Aujourd’hui, vous ne paraissez pas à l’aise face aux responsabilités que le peuple vous a confiées.
L’histoire, elle, observe et retiendra.
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
