La Fédération sénégalaise de football et l’ensemble du peuple sénégalais bénéficient d’un soutien indéfectible dans leur exigence de respect du droit et des règles du jeu. Au cœur de la controverse se trouve l’invocation de l’article 82 après la reprise effective du match par l’arbitre, suivie de son déroulement complet jusqu’à la victoire du Sénégal face au Maroc. Une décision arbitrale ayant validé la reprise du jeu et conduit à un résultat sur le terrain ne saurait être remise en cause a posteriori sans base juridique solide. Les incidents survenus impliquant arbitres, joueurs et supporters doivent être analysés séparément et traités de manière individuelle conformément aux règlements disciplinaires.
Dans les règlements de la CAF ou de la FIFA, la numérotation des articles varie selon les compétitions et les éditions, mais les dispositions associées à ce type d’article concernent généralement les réserves et réclamations, leurs conditions de recevabilité, ainsi que la validité des matchs et les cas pouvant entraîner leur annulation ou leur rejouement. Le principe fondamental du droit sportif reste constant, une erreur d’appréciation de l’arbitre ne peut en principe justifier l’annulation d’un match contrairement à une violation avérée des règles du jeu.
Dans ce contexte, dès lors que l’arbitre a sifflé la reprise et permis au match d’aller à son terme, toute contestation doit démontrer une irrégularité technique claire et non une simple contestation arbitrale. Au-delà de ce différend, l’enjeu demeure la crédibilité du football africain, qui repose sur le respect des règles, la responsabilité des acteurs et la préservation de l’esprit sportif.
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
