Football africain : entre indignation et récupération politique Chroniqueurs et animateurs thuriféraires arrêtez , le ridicule ne tue pas

La décision controversée de la FIFA et de la CAF continue de susciter une vive indignation au Sénégal. À travers tout le pays, supporters, journalistes sportifs, anciens joueurs et dirigeants dénoncent unanimement une injustice perçue comme une atteinte à la crédibilité du football africain.

Mais au lieu d’élever le débat, certains chroniqueurs et intervenants médiatiques ont choisi une tout autre voie : celle de la récupération politique.

Sur certains plateaux, des figures médiatiques – parfois issues du monde de l’animation musicale reconverties en analystes – se livrent à des comparaisons hasardeuses et à des lectures politiciennes. L’un d’eux, évoquant l’ancien président Macky Sall, affirme que « si Macky Sall était encore au pouvoir, le Maroc n’aurait pas osé agir ainsi ».

Une sortie qui interroge, tant elle s’éloigne des réalités juridiques du football international.

Car les textes de la FIFA sont clairs : toute ingérence des États dans la gestion du football est strictement interdite. Ce principe fondamental limite fortement la capacité d’un pouvoir politique à influer directement sur les décisions des instances sportives internationales.

Dès lors, vouloir attribuer une telle décision à l’absence ou à la présence d’un dirigeant politique relève davantage de la spéculation que de l’analyse.

Plus encore, cette posture contraste avec la réalité : au moment des faits, l’ancien chef de l’État résidait au Maroc, sans qu’aucune influence n’ait été exercée sur l’issue de la décision contestée.

Pendant que l’ensemble des acteurs du football sénégalais fait bloc pour défendre les intérêts nationaux, certains préfèrent détourner le débat pour s’attaquer aux autorités en place, au risque de brouiller le message et de fragiliser l’unité nationale.

Dans un contexte aussi sensible, l’heure devrait être à la rigueur, à la responsabilité et à l’élévation du débat. L’opinion publique attend des analyses éclairées, fondées sur les règlements et les faits, et non des prises de position guidées par des agendas politiques.

La crédibilité du discours médiatique en dépend.

 

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