Au cœur de la contestation : la désignation des coordonnateurs communaux et départementaux. Une question centrale revient avec insistance : ces responsables disposent-ils d’une réelle légitimité populaire pour porter la coalition vers la victoire ? Pour de nombreux militants, la réponse est loin d’être évidente.
Ils dénoncent un processus de nomination jugé opaque, marqué par l’absence d’assemblées générales constitutives. Une méthode qui, selon eux, fragilise la base militante et installe un sentiment d’exclusion. Dans un contexte politique où la mobilisation repose largement sur l’ancrage local et la proximité avec les populations, cette situation pourrait s’avérer contre-productive.
À Kaolack, la colère est particulièrement palpable. Certains estiment que les profils choisis manquent de notoriété et de poids politique face aux figures établies des autres formations. Pire encore, ils pointent du doigt des positionnements passés jugés ambigus, notamment le soutien affiché par certains coordonnateurs à des acteurs extérieurs à la dynamique actuelle de la coalition.
Dans ce climat de défiance, un nom revient avec insistance : Pape Simakha. Pour ses partisans, il incarne aujourd’hui une figure de leadership crédible et incontournable dans la région. Le marginaliser, préviennent-ils, reviendrait à affaiblir volontairement les chances de la coalition dans une zone stratégique.
La superviseure générale de la coalition, réputée pour sa connaissance fine des réalités politiques locales, est ainsi interpellée. Les militants attendent d’elle une réévaluation des choix opérés, afin d’éviter une montée des frustrations susceptible de déboucher sur des divisions internes.
Car au-delà des querelles de positionnement, c’est bien la cohésion de la coalition qui est en jeu. Une coalition qui, pour espérer convaincre, doit d’abord rassurer en interne. Ignorer les signaux d’alerte venus du terrain serait prendre le risque d’une fracture silencieuse — mais aux conséquences potentiellement lourdes lors des prochaines joutes électorales.
L’enjeu est donc clair : rétablir la confiance, renforcer la légitimité des responsables locaux et privilégier une démarche inclusive. Faute de quoi, les ambitions nationales pourraient se heurter aux réalités locales.
