Face aux réactions suscitées par un article du Financial Times sur les opérations financières du Sénégal, le Commissaire à l’Économie et à la Planification du parti PASTEF, Cheikh Fatma Diop, a apporté des clarifications techniques.
Selon lui, les pratiques évoquées relèvent de mécanismes classiques de gestion budgétaire et ne traduisent aucune opacité. Il explique que le recours aux « swaps » vise à pallier les difficultés d’accès aux marchés financiers internationaux, dans un contexte hérité de la gestion précédente. Ces instruments auraient permis à l’État d’obtenir les devises nécessaires à ses opérations.
Le responsable insiste également sur le respect du cadre légal, affirmant que toutes les opérations sont autorisées par la loi de finances et validées par le Parlement. Les actifs utilisés comme garanties seraient des obligations du Trésor issues d’un marché sous-régional jugé stable, garantissant ainsi transparence et sécurité.
Concernant les risques, notamment les appels de marge, il se veut rassurant : aucun cas n’a été enregistré à ce jour, grâce à des seuils définis par les services techniques pour limiter les risques.
Enfin, Cheikh Fatma Diop indique que les institutions internationales, notamment le Fonds monétaire international, sont informées de ces opérations dans le cadre des discussions en cours. Il déplore ainsi l’interprétation médiatique du dossier, tout en défendant l’approche du gouvernement, qu’il présente comme innovante et transparente pour financer la stratégie Sénégal 2050.
