Dans un contexte marqué par des accusations graves liées à des actes dits « contre nature », une question essentielle se pose : celle de la responsabilité des acteurs médiatiques face à de telles affaires.
À ce jour, une seule voix s’est clairement exprimée dans le paysage médiatique. Celle de Babacar Touré, patron de Kéwélou, qui a publiquement affirmé ne protéger personne et a appelé la justice à faire son travail en toute indépendance. Une posture qui tranche avec le silence observé chez plusieurs autres responsables de médias.
En effet, certains patrons et patronnes de presse, dont des collaborateurs sont cités dans ces affaires en tant que présumés impliqués, ont choisi de ne pas réagir. Ce mutisme, perçu par une partie de l’opinion comme un silence complice, soulève des interrogations légitimes.
Dans une République fondée sur le droit et la transparence, aucune entité — qu’elle soit politique, médiatique ou autre — ne devrait se soustraire à l’exigence de vérité. Les médias, en particulier, ont un devoir d’exemplarité. Ils ne peuvent à la fois informer et se taire lorsque des soupçons pèsent en leur sein.
Ce contexte devrait inciter les enquêteurs à approfondir leurs investigations, y compris dans le secteur médiatique, afin de faire toute la lumière sur ces allégations. Car, comme le dit l’adage, parfois le silence en dit long.
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
