Les attaques récentes de Baye Mayoro Diop contre le Premier ministre Ousmane Sonko ont choqué l’opinion publique. Des propos gratuits, véhéments et d’une indécence rare, qui dépassent le simple débat politique pour frôler l’outrage aux institutions.
Laisser Baye Mayoro Diop à son poste de Directeur serait un précédent dangereux. Un limogeage et sa mise en quarantaine au sein de la Coalition Diomaye Président s’imposent comme une correction nécessaire, un signal fort adressé à tous ceux qui s’aventureraient à tenir des propos indécents contre les autorités. La discipline doit commencer par les acteurs politiques eux-mêmes.
De nombreux citoyens s’indignent et réclament des sanctions exemplaires. Pour eux, plus question de tolérer que des individus s’attaquent ouvertement aux garants de nos institutions. La tolérance et la légèreté à l’égard de certains acteurs politiques sont désormais intolérables. Trop souvent, des propos sont avancés sans conviction, calculés pour des clins d’œil, des privilèges ou des nominations.
Pour beaucoup, ces attaques ne sont que des artifices : des paroles dites pour plaire, pour se maintenir à des postes politiques, alors qu’en réalité, ceux qui les profèrent n’y croient même pas. Cette légèreté et cette tolérance ternissent l’image du Chef de l’État et mettent en péril la crédibilité de la Coalition Diomaye Président et des institutions.
La République mérite des dirigeants responsables et mesurés, non des provocateurs qui manipulent leur entourage pour quelques avantages personnels.
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
